Guerre dans l’Est de la RDC : les Wazalendo annoncent la reprise depuis tôt ce lundi de Changayi, Ruseme et Kasheke dans le Masisi

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De nouveaux affrontements ont opposé, tôt ce lundi matin, les combattants Wazalendo aux rebelles de l’AFC-M23 dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu.

Selon plusieurs sources locales, les combats, qui auraient débuté dans la nuit, ont permis aux Wazalendo de reprendre successivement le contrôle des agglomérations de Changayi, Ruseme et Kasheke, dans le groupement de Nyamaboko 1er, secteur d’Osso Banyungu.
Ces informations n’ont toutefois pas encore été confirmées indépendamment.

La reprise annoncée de ces positions pourrait renforcer la pression exercée par les forces pro-gouvernementales sur Katoyi-Centre, chef-lieu du secteur de Katoyi.

Cette évolution intervient alors que les combats se sont intensifiés ces derniers jours dans plusieurs secteurs du territoire de Masisi. Le 4 octobre 2026, des affrontements avaient notamment été signalés autour de Mushongi, à proximité de Katoyi, tandis que la position de Mitimingi demeurait disputée.

Les affrontements dans le groupement de Nyamaboko 1er ne sont pas nouveaux. Au cours du mois de septembre, plusieurs localités de cette zone avaient déjà changé de contrôle à la suite d’offensives et de contre-offensives entre l’AFC-M23 et les forces pro-gouvernementales appuyées par les Wazalendo.

Le territoire de Masisi reste ainsi marqué par des mouvements réguliers sur les lignes de front. Le 3 octobre, les FARDC et les Wazalendo avaient repris Remeka et plusieurs localités voisines d’Ufamandu 1er, après plusieurs heures de combats avec l’AFC-M23.

Le lendemain, les autorités militaires congolaises ont également annoncé la reddition de 29 combattants de l’AFC-M23 dans les territoires de Lubero, Masisi et Walikale entre le 1er et le 4 octobre.

À Masisi, la situation reste néanmoins extrêmement mouvante. Le contrôle annoncé de Changayi, Ruseme et Kasheke devra être confirmé dans les prochaines heures, alors que les populations civiles restent exposées aux conséquences des combats et aux déplacements forcés signalés dans plusieurs zones du territoire.

Assumani Mukendi Abdoul

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