Ayant mal digéré la non convocation de ses enfants dans l’équipe nationale des jeunes de la République Démocratique du Congo (RDC), l’ancienne ministre des Droits Humains et proche du président honoraire, Joseph Kabila, Marie-Ange Mushobekwa est sorti de son lit pour éclairer l’opinion publique quant à ce.
La prise de parole de Marie-Ange Mushobekwa concernant la non-sélection de ses enfants au sein d’une équipe de jeunes suscite de nombreuses réactions dans le milieu du football.
L’ancienne ministre et proche de l’ancien président de la République, Joseph Kabila, a évoqué des considérations qui dépasseraient, selon elle, le seul cadre sportif. Une position qui alimente le débat sur les critères ayant conduit à cette décision.
Pour certains observateurs, une non-sélection ne constitue pas nécessairement une sanction ou une mise à l’écart liée à l’identité d’un joueur ou à celle de sa famille. Elle peut résulter de plusieurs paramètres, notamment le niveau de performance, la concurrence à un poste, les choix tactiques du staff technique, l’âge, la forme du moment ou encore les orientations de la structure sportive.
Dans ce contexte, plusieurs voix estiment que les premières démarches devraient être entreprises auprès des responsables du club et des encadreurs afin d’obtenir des explications précises.
« Les clubs sont gérés par leurs dirigeants et leurs staffs techniques, qui évaluent les joueurs en fonction de leurs performances, de leur forme, de la concurrence et des choix tactiques. Affirmer qu’un joueur a été écarté uniquement en raison de son nom ou de l’identité de ses parents nécessite des éléments concrets », a expliqué à Néo Africa un membre du staff de l’équipe concernée.
Selon ce responsable, si une éventuelle injustice devait être établie, elle devrait pouvoir être documentée et examinée à travers les mécanismes prévus dans le cadre sportif.
En revanche, en l’absence d’éléments permettant d’étayer une discrimination, la décision des entraîneurs relève de leurs prérogatives techniques. Une situation qui relance, plus largement, le débat sur la frontière entre considérations sportives et interventions extérieures dans la gestion des jeunes joueurs.
Au cœur de la polémique, certains détracteurs de Marie-Ange Mushobekwa lui reprochent ainsi d’avoir donné une dimension politique à une question qu’ils estiment avant tout sportive.
Pour eux, les éventuelles contestations devraient être portées auprès des structures compétentes du football, afin que les faits et les critères de sélection puissent être clairement établis.
D. Kazadi

