Le dialogue national tel que prononcé par le chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi lors de sa dernière adresse doit en principe mettre toutes les parties prenantes au conflit autour d’une même table selon Marie-Ange Mushobekwa, cadre du Front Commun pour le Congo (FCC) de l’ancien président, Joseph Kabila.
Invitée dans le Space X de Stanys Bujakera, l’ancienne ministre des Droits humains sous Joseph Kabila, Marie-Ange Mushobekwa, a pris la défense de son ancien chef et plaidé pour l’inclusion de l’AFC/M23 dans le processus de dialogue national.
Selon elle, il serait impossible de parvenir à une solution durable à la crise congolaise sans associer le mouvement rebelle aux discussions.
« On ne peut pas régler la crise congolaise sans associer l’AFC/M23. On ne peut pas faire la paix avec ses amis », a-t-elle déclaré, estimant que l’impasse militaire impose désormais de privilégier la voie du dialogue.
Marie-Ange Mushobekwa a également rejeté les accusations visant Joseph Kabila, affirmant que l’ancien président « est un homme de paix » et qu’il « n’appartient pas à l’AFC/M23 et ne soutient aucun mouvement rebelle ».
Revenant sur son propre bilan au ministère des Droits humains, elle a expliqué que ce département, qu’elle qualifie de « transversal », ne disposait d’aucune autorité hiérarchique sur l’armée, la police ou la justice.
« Le ministre des Droits humains gère les dégâts causés par d’autres », a-t-elle résumé.
Elle a notamment revendiqué son implication dans la libération de l’activiste Carbone Béni et dans l’évacuation de la jeune Dorcas Makaya vers l’Afrique du Sud.
Assumant pleinement son passage au gouvernement, l’ancienne ministre affirme n’avoir « fait arrêter personne » ni « tué personne ». Elle se dit par ailleurs prête à répondre de ses actes devant la justice congolaise ou internationale, assurant ne rien avoir à craindre.
D. Kazadi

