Une semaine après la rentrée scolaire officielle, les élèves du territoire de Kibombo, au Maniema, restent toujours à la maison. Les parents d’élèves, de plus en plus préoccupés, demandent aux enseignants de reprendre les cours afin d’éviter que leurs enfants ne prennent davantage de retard dans leur apprentissage.
Le calendrier scolaire 2026-2027 avait pourtant fixé la reprise des activités scolaires au 1er septembre. Mais sur le terrain, les salles de classe restent fermées en raison de la grève des enseignants, qui réclament notamment une amélioration de leur rémunération.
Cette grève est menée dans le cadre des revendications portées par le Syndicat des Enseignants du Congo (SYECO). Les enseignants demandent au gouvernement provincial de respecter les engagements pris dans l’accord conclu avec eux, notamment sur leurs conditions de rémunération.
Du côté des parents, l’inquiétude grandit. Ils estiment que les revendications des enseignants doivent être entendues, mais souhaitent surtout qu’une solution soit rapidement trouvée pour permettre aux enfants de retourner en classe.
« Nous voulons que les autorités et les enseignants trouvent un accord. Nos enfants sont à la maison alors que l’année scolaire a déjà commencé », déplorent des parents, préoccupés par les conséquences de cette situation sur la scolarité de leurs enfants.
Contacté par téléphone ce lundi 7 septembre 2026 par le reporter de kinpressactu.cd, le président du SYECO Kibombo, Edongo Mulenda Jonathan, confirme que la grève se poursuit.
«Le mouvement se poursuit jusqu’à nouvel ordre », affirme-t-il.
Le responsable syndical appelle les autorités à s’impliquer davantage pour répondre aux revendications des enseignants et mettre fin à la paralysie du secteur éducatif.
«Nous demandons aux autorités de prendre en compte les revendications des enseignants afin de trouver une solution et permettre aux élèves de reprendre le chemin de l’école », insiste Edongo Mulenda Jonathan.
Signalons enfin que, Pendant ce temps, les élèves restent éloignés de leurs salles de classe. À Kibombo, parents et enseignants attendent désormais une issue rapide aux discussions pour que l’année scolaire 2026-2027 puisse réellement commencer.
Emmanuel Ndjadi Pascal

