Fini le débat dans les rues et dans les salons politiques huppés de la République Démocratique du Congo.
La Cour Constitutionnelle a jugé, ce mardi 28 juillet 2026, conforme à la Constitution la loi fixant les modalités d’organisation du référendum, tout en émettant des réserves sur plusieurs de ses dispositions.
Cependant, elle a demandé que plusieurs articles (3, 4, 5, 7, 8, 9, 10, 12, 14, 19, 21, 23 et 43) soient appliqués selon son interprétation.
En pratique, la loi est validée, mais certaines dispositions devront respecter les précisions données par la Cour.
Cette décision a mis fin à plusieurs semaines d’incertitude autour de ce texte, adopté par les deux chambres du parlement.
Sur le plan politique, cette décision constitue un succès pour la majorité, qui voit l’un de ses projets majeurs franchir une étape décisive. Elle place également l’ensemble de la classe politique face à ses responsabilités.
La conduite du processus dans les mois à venir sera déterminante pour le climat politique, alors que de nombreux Congolais attendent avant tout des réponses concrètes aux défis liés à la gouvernance, à la sécurité, au développement et à l’amélioration des conditions socio-économiques.
L’avenir de cette réforme dépendra désormais de la capacité des institutions à privilégier le dialogue, la transparence et le respect des principes constitutionnels. Si le référendum devait être organisé, il devra se dérouler dans un climat de confiance et d’inclusivité afin de préserver la stabilité du pays.
Plus qu’une simple validation juridique, la décision de la Cour constitutionnelle ouvre une nouvelle séquence politique dont les répercussions pourraient durablement façonner l’avenir institutionnel de la République Démocratique du Congo.
Désormais la balle est dans le camp du Président de la République pour la promulgation de cette fameuse loi.
Sauf changement de dernière minute, l’opposition C64 se réunira ce mercredi 29 juillet, à 13 heures, au siège du parti politique Ensemble pour la République pour lever une option quant à ce.
D. Kazadi

