Des cris de joie ont retenti dans la forêt de Dingi le dimanche 31 mai, au moment où plusieurs perroquets gris et perroquets verts ont retrouvé leur liberté après une période de réhabilitation. Cette cérémonie hautement symbolique a coïncidé avec la célébration de la Journée mondiale des perroquets, commémorée chaque année le 31 mai.
Pour la circonstance, plusieurs personnalités ont effectué le déplacement de Kindu à Dingi. Parmi elles figuraient le ministre provincial de l’Environnement, les responsables de la Fondation Lukuru et de l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN), ainsi qu’une population locale fortement mobilisée pour assister à l’événement.
Prenant la parole au cours de la cérémonie, le ministre provincial de l’Environnement, Tambwe Mutoro Josué, a salué les efforts fournis par la Fondation Lukuru dans la protection de la biodiversité et la réhabilitation des espèces sauvages.
«Nous félicitons la Fondation Lukuru pour le travail remarquable qu’elle accomplit dans la conservation de notre patrimoine naturel. Cependant, nous mettons en garde tous ceux qui continuent à s’adonner au trafic illégal des espèces protégées. La faune est une richesse collective qui doit être préservée pour les générations futures », a-t-il déclaré.
De son côté, la directrice nationale de la Fondation Lukuru, Terese Hart, est revenue sur le long processus qui a conduit à cette opération de relâche.
«Ces perroquets ont été victimes du trafic illégal avant d’être récupérés, soignés et réhabilités. Leur retour dans la nature est l’aboutissement de plusieurs mois de travail, grâce à l’implication des équipes techniques, des partenaires et des communautés locales », a-t-elle expliqué.»
Présent à cette cérémonie, le président de la société civile du groupement Tchambi, Ilemba Ngenda Cosmas, a salué l’engagement de la Fondation Lukuru en faveur des communautés locales.
« La Fondation Lukuru ne travaille pas seulement pour la protection des animaux. Elle accompagne également les communautés dans plusieurs initiatives de développement et de sensibilisation à la conservation », a-t-il souligné.
Témoin oculaire de cet événement, le chef de division provinciale de l’Environnement du Maniema, Kabobo, a tenu à dissiper les rumeurs faisant état d’une prétendue vente de perroquets par la Fondation Lukuru.
«Les informations qui circulent sur une quelconque vente des perroquets par la Fondation Lukuru sont fausses. Nous avons personnellement assisté à cette opération de relâche et pouvons confirmer que les oiseaux réhabilités sont effectivement remis dans leur habitat naturel », a-t-il affirmé.
Il convient de noter qu’il s’agit du 15ᵉ relâchement de perroquets gris dans la nature depuis le lancement de ce projet. Au total, 493 perroquets ont déjà été réhabilités et relâchés, témoignant ainsi des efforts continus déployés pour la sauvegarde de cette espèce menacée par le trafic illégal et la destruction de son habitat.
Emmanuel NDJADI Pascal

