RDC: Delly Sesanga s’oppose à un référendum qui ouvrira la voie au 3e mandat de Tshisekedi

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Après la communication de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) sur un probable report des élections en 2028, la majorité et l’opposition ne parlent plus le même langage.

L’opposant Delly Sesanga est monté au créneau ce jeudi 30 avril, pour dénoncer ce qu’il qualifie de « plan d’exécution de notre démocratie »

Dans une déclaration ferme sur ses différents médias sociaux, il s’oppose à la proposition de loi sur le référendum portée par le député Gaspard Ngondankoy, actuellement examinée au Parlement.

Pour Delly Sesanga, le texte cache une manœuvre dangereuse : « Derrière la proposition de loi sur le référendum de ce député de l’Union Sacrée de la Nation, Gaspard Ngondankoy, se profile une dérive grave : contourner la Constitution par une procédure parallèle de révision, taillée sur mesure pour une constituante « Union Sacrée « .

Il pointe du doigt des « notions floues » et un « champ extensible » qui, selon lui, visent à ouvrir la voie à un troisième mandat pour le président Félix-Antoine Tshisekedi.

 » Tout semble préparer le terrain à un coup d’État constitutionnel destiné à imposer un troisième mandat à Félix Tshisekedi « , martèle-t-il.

Face à ce qu’il considère comme une menace directe contre l’ordre constitutionnel, l’ancien député affirme son opposition catégorique :

« Je m’y oppose fermement. La démocratie ne se négocie pas. Elle se défend. »

Refusant de laisser passer ce qu’il perçoit comme une menace contre les institutions, il appelle les forces pro-démocratie à faire bloc :

« J’appelle tous les démocrates à l’union pour protéger l’État de droit et l’ordre constitutionnel, le dernier bien qui nous reste. »

La proposition de loi sur le référendum de Gaspard Ngondankoy suscite de vives tensions.

Ses détracteurs y voient un mécanisme permettant de réviser la Constitution sans passer par les voies prévues à l’article 218, notamment sur la question de la limitation des mandats présidentiels.

La marche annoncée par le Parlement et qualifiée de « marche noire contre la démocratie » par Sesanga marque une nouvelle escalade dans le débat sur l’avenir des institutions en RDC.

D. Kazadi

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