Alors que le mois de mars, consacré aux droits des femmes, vient de s’achever, il importe de rappeler que les enjeux liés à la condition féminine ne sauraient être confinés à une seule période de l’année. Le 8 mars, célébré à travers le monde comme la Journée internationale des droits des femmes, constitue certes un moment de visibilité et de mobilisation, mais il ne doit pas occulter la nécessité d’un engagement constant en faveur de la dignité et de l’autonomisation de la femme.
En République démocratique du Congo, comme ailleurs, cette journée est souvent marquée par des manifestations festives, notamment le port de pagnes et diverses célébrations. Si ces expressions culturelles participent à la valorisation de la femme, elles ne doivent cependant pas faire perdre de vue l’essentiel : la réflexion sur les droits, les responsabilités et la place de la femme dans la société, déclare Annie Makunya Moseka, coordonnatrice nationale de la Ligue des femmes du Mouvement social lumbiste.
Selon Annie Makunya Moseka, la femme congolaise est une véritable force. Elle joue un rôle fondamental tant au sein de la famille que dans la construction sociale, économique et politique du pays. Cette réalité mérite d’être reconnue et soutenue chaque jour, au-delà des discours et des symboles. Il s’agit de promouvoir une société où la femme est respectée, protégée et encouragée à s’épanouir pleinement, ajoute-t-elle.
Dans cette dynamique, les femmes du Mouvement social lumbiste (MSL) sont appelées à se positionner comme des actrices engagées du changement. Porteuses de valeurs de justice, d’égalité et de solidarité, elles doivent incarner un modèle de leadership féminin fort, éclairé et déterminé. Leur engagement dans les milieux professionnels, sociaux, religieux et communautaires est essentiel pour impulser une transformation durable de la société congolaise.
Au-delà de cet appel à la mobilisation, un plaidoyer est adressé aux plus hautes autorités du pays. À Son Excellence Monsieur le Président de la République, reconnu comme champion de la masculinité positive, il est demandé un soutien accru en faveur des femmes les plus vulnérables.
Dans son plaidoyer, Annie Makunya Moseka précise que la création de centres de récupération et de formation pour les femmes et les filles mères vulnérables à travers le territoire national apparaît comme une nécessité urgente. Ces structures, selon elle, permettraient non seulement de leur offrir un encadrement adéquat, mais aussi de leur transmettre des compétences pratiques favorisant leur autonomie économique et leur insertion sociale.
Un tel projet représente bien plus qu’une initiative sociale : il constitue un véritable levier de transformation pour des milliers de femmes, porteuses d’espoir et de résilience. Investir dans la femme, c’est investir dans l’avenir de toute une nation.
Ainsi, au-delà du 8 mars, l’engagement pour la cause féminine doit se poursuivre avec détermination, afin de bâtir une société plus juste, inclusive et prospère pour tous.

