MANIEMA : Flambée du prix du litre de carburant, motards et vendeurs tirent la sonnette d’alarme à Kindu

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Le litre de carburant, qui se vendait à 5 800 francs congolais, se négocie désormais entre 8 000 et 8 500 francs congolais à Kindu, chef-lieu de la province du Maniema, ce mardi 31 mars 2026.

Cette hausse brusque suscite une vive inquiétude chez les conducteurs de motos-taxis. Lors d’une ronde effectuée par le reporter de kinpressactu.cd, plusieurs taximans ont affirmé ne pas comprendre l’origine de cette augmentation soudaine.
« Nous ne comprenons pas cette hausse. Avant, on achetait à 5 800 francs, aujourd’hui c’est presque le double », s’est plaint un motard rencontré sur place.

Face à cette situation, ces conducteurs appellent les autorités compétentes à intervenir rapidement.
« Nous demandons aux autorités de stabiliser les prix, sinon notre travail devient très difficile », a ajouté un autre taximan.

Pour en savoir davantage, votre rédaction a également interrogé des vendeurs d’essence le long des routes. Ces derniers avancent plusieurs explications à cette flambée.
« Il y a des causes internationales, notamment la guerre impliquant l’Iran, qui influence le prix du pétrole sur le marché mondial », a expliqué un vendeur.
D’autres évoquent plutôt des difficultés d’approvisionnement : « Le carburant devient de plus en plus cher à l’achat, c’est pourquoi nous sommes obligés d’augmenter les prix. »

Contacté à ce sujet, Omésumbu Lokale Nestor, coordonnateur de l’ONG Dynamique Debout pour le Développement des Ankutchu (DDDA), déplore cette situation qu’il juge paradoxale.
« Il est incompréhensible de constater une hausse du prix du carburant malgré la baisse de la taxe conventionnelle des pétroliers », a-t-il déclaré.

Selon lui, cette flambée pénalise davantage une population déjà confrontée à de nombreuses difficultés économiques.
« Cette situation aggrave les conditions de vie des habitants. Il est urgent que des mesures soient prises », a-t-il insisté.

Il appelle ainsi les autorités à agir sans tarder :
« Nous demandons aux autorités compétentes de réglementer les prix du carburant afin de protéger les consommateurs. »

Emmanuel NDJADI Pascal

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