Après plusieurs semaines dans le maquis, la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO) est sortie de son lit pour éclairer l’opinion sur les questions de l’heure.
Réunis en session extraordinaire du 23 au 25 mars à Kinshasa, les évêques de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo ont brisé le silence face à ce qu’ils qualifient « d’injustices et de souffrances persistantes infligées aux populations ».
À l’issue de ces assises, tenues sous la conduite de Fulgence Muteba Mugalu, les prélats ont réaffirmé leur soutien au « Pacte Social pour la paix et le bien-vivre ensemble en RDC et dans la région des Grands Lacs ».
Toutefois, ils ont fermement mis en garde contre toute tentative de détourner cette initiative vers un simple arrangement politique ou un partage de pouvoir.
Dans leur déclaration, les évêques dénoncent également des actions visant à « saper la crédibilité de leur mission », appelant les fidèles catholiques à faire preuve de discernement et de vigilance dans un contexte qu’ils jugent sensible.
Réitérant leur conviction profonde, ils insistent : « le dialogue demeure supérieur à la guerre ».
Pour eux, le recours aux armes traduit avant tout « l’échec de la politique » et constitue une « capitulation honteuse » face aux responsabilités des dirigeants.
La CENCO via l’Eglise Catholique s’oppose fermement à l’idée de réviser ou de changer la constitution au moment où une partie du pays est en proie à la guerre.
D. Kazadi

