Le mouvement citoyen Lutte pour le Changement (LUCHA) a accusé, samedi 14 mars, des éléments de la rébellion M23 et des Forces de défense rwandaises (RDF) d’avoir torturé à mort l’un de ses militants, Thierry Muhongya, dans l’est de la République démocratique du Congo.
Dans un communiqué publié à Beni, l’organisation affirme que son militant » a succombé à des sévices et actes de torture » qui lui auraient été infligés par des membres de cette coalition armée. Elle présente Thierry Muhongya comme un activiste engagé et un défenseur des droits humains.
La LUCHA dénonce ce qu’elle qualifie d’ ”énième crime de guerre visant à réduire au silence les voix de la résistance citoyenne « . Selon le mouvement, son militant aurait été pris pour cible en raison de son engagement civique.
L’organisation appelle les autorités de la République démocratique du Congo à prendre des mesures urgentes pour assurer la protection des activistes dans les zones affectées par le conflit.
» Être activiste ne doit pas devenir un arrêt de mort » , souligne le mouvement dans son communiqué.
La LUCHA exige par ailleurs » le retrait immédiat et sans condition des troupes de l’armée rwandaise « , que Kinshasa accuse régulièrement d’opérer aux côtés du M23, un groupe rebelle actif dans l’est du pays et que les autorités congolaises affirment soutenu par le Rwanda.
Malgré les menaces, le mouvement citoyen invite la jeunesse congolaise à poursuivre la mobilisation en faveur du changement et de la défense des droits civiques.
Martin Lunyengu

