La commune de la Gombe, centre administratif et institutionnel de la République démocratique du Congo, est censée être l’une des zones les mieux desservies en services publics. Elle abrite les principales institutions de l’État, de nombreuses ambassades, des sièges d’entreprises majeures ainsi que plusieurs organisations internationales.
Pourtant, cette commune stratégique est régulièrement confrontée à une instabilité chronique dans la fourniture de l’énergie électrique. Les coupures répétées, parfois imprévisibles, perturbent fortement le quotidien des habitants et le fonctionnement normal des activités économiques.
Des conséquences économiques et sociales
Les interruptions fréquentes d’électricité ne sont pas sans conséquences. Elles paralysent certaines activités commerciales, ralentissent le travail des entreprises et compliquent la vie des ménages. Pour pallier ces défaillances, de nombreux habitants et opérateurs économiques se voient contraints de recourir à des solutions alternatives, notamment l’utilisation de groupes électrogènes.
Cette dépendance aux générateurs entraîne toutefois des dépenses supplémentaires importantes, notamment pour l’achat régulier de carburant. Une charge financière qui pèse lourdement sur les budgets des familles et des entreprises.
Quoi de plus normal ?
Aujourd’hui la commune de Gombe n’est plus différente des autres communes catégorisée dans les classes C et D qui sont caracterisées entre autres par les raccordements frauduleux de l’énergie électrique, les constructions, anarchiques, les lotissements anarchiques etc… Tout cela augmente aussi la consommation de l’énergie électrique.
Des interrogations persistantes dans ces périodes de pénurie d’électricité, une réalité s’impose : une grande partie de la commune se tourne vers les stations-service pour s’approvisionner en carburant destiné aux groupes électrogènes.
Cette situation alimente depuis quelque temps des rumeurs persistantes selon lesquelles certaines stations-service de la zone appartiendraient à des acteurs politiques influents.
Si ces informations venaient à être confirmées, elles soulèveraient une question sensible : l’instabilité de la fourniture d’électricité pourrait-elle, directement ou indirectement, favoriser certains intérêts économiques particuliers ?
L’État appelé à clarifier la situation.
Face à ces interrogations, il apparaît nécessaire que toute la lumière soit faite. Si ces allégations sont infondées, elles doivent être clairement démenties afin de mettre fin aux spéculations.
En revanche, si elles se révèlent fondées, il appartiendrait à l’État de prendre les mesures nécessaires pour éviter tout conflit d’intérêts susceptible de nuire à la population et à l’économie nationale.
Car l’électricité n’est pas un luxe. Elle constitue un service public essentiel et un pilier du développement économique et du bien-être social.
Dans une commune aussi stratégique que la Gombe, les citoyens sont en droit d’attendre une fourniture d’énergie stable, fiable et transparente. Garantir cet accès, c’est aussi préserver la confiance entre l’État et la population une confiance qui ne peut se construire que lorsque l’intérêt général prévaut sur les intérêts particuliers.
Par Hermann Mbaki, patriote congolais.

