RDC/CENCO: Il y a-t-il un malaise dans le milieu des évêques?

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Y-a-t-il un malaise au sein de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO)? En tout cas cette question divise l’opinion congolaise dans son ensemble.

Devant ses pairs, l’évêque de Mbuji-Mayi, Monseigneur Emmanuel-Bernard Kasanda est sorti de son silence pour interpeller les membres de la CENCO sur la situation du pays.

L’évêque de Mbuji-Mayi, Emmanuel-Bernard Kasanda, est sorti de sa réserve.

Le 23 février 2026 à Kinshasa, il a pris la parole à huis clos devant les membres de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO).

Placée sous le thème « Au nom de la Vérité de l’Évangile » (cf. Jn 8,32), son intervention a sonné comme un appel à une profonde remise en question au sein de l’épiscopat congolais.

Devant ses pairs, le prélat a invité à une triple introspection.

D’abord sur les prises de parole publiques de l’Église : il s’interroge sur leur pertinence, leur régularité et leur cohérence, estimant qu’une communication perçue comme « sélective » ou « intempestive » pourrait fragiliser la crédibilité de la mission prophétique de l’institution.

Ensuite, il a abordé la question sensible du tribalisme. Tout en reconnaissant qu’il s’agit d’un mal qui ronge la société congolaise, il a exhorté l’Église à ne pas s’exonérer d’un examen interne sur ce fléau.

Enfin, l’évêque a soulevé le dossier des élections internes au sein de la CENCO.

Il a plaidé pour davantage de transparence dans les modalités de désignation du bureau, estimant que la clarté des procédures est indispensable pour préserver l’autorité morale et la crédibilité de l’institution ecclésiale.

Ce dernier met en garde contre des discours susceptibles de ressusciter les vieux démons des génocides, dans un pays où les fractures identitaires ont souvent été instrumentalisées politiquement.

D. Kazadi

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