Afrique: Le Burundi porte la candidature de Macky Sall à la tête du secrétariat de l’ONU

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Course à la tête du secrétariat des Nations Unies, l’Afrique par le biais de son président de l’Union Africaine, Évariste Ndayishimiye compte apporter son soutien à la candidature de Macky Sall à cette institution internationale.

Le Burundi a officiellement présenté, lundi 02 mars 2026, la candidature de Macky Sall pour succéder à Antonio Guterres à la tête de l’Organisation des Nations Unies (ONU).

Une annonce qui relance les équilibres diplomatiques autour du poste le plus stratégique du multilatéralisme mondial.

Le prochain Secrétaire général doit entrer en fonction le 1er janvier prochain.

Avec cette déclaration, l’ancien président sénégalais rejoint deux autres personnalités déjà en lice :
-Michelle Bachelet, ancienne présidente du Chili et ex-Haute-Commissaire aux droits de l’homme ;
-Rafael Grossi, actuel directeur de l’Agence Internationale de l’Energie aAomique (AIEA) de nationalité Argentine.

Comment est élu le Secrétaire général ?

Contrairement à une idée répandue, le Secrétaire général de l’ONU n’est pas élu par les peuples, ni même directement par l’ensemble des États membres. Le processus, encadré par l’article 97 de la Charte des Nations unies, repose sur un équilibre diplomatique délicat.

Les États membres peuvent proposer un candidat.

Chaque prétendant doit soumettre un curriculum vitae, une déclaration de vision et détailler certains aspects de son financement de campagne.

Depuis 2015, les candidatures sont rendues publiques et les auditions sont retransmises, une avancée notable en matière de transparence.

Le véritable filtre se situe au sein du Conseil de sécurité des Nations unies.
Composé de 15 membres, il doit recommander un seul candidat à l’Assemblée générale.

Pour cela, il faut obtenir au moins 9 voix sur 15 sans veto d’un des cinq membres permanents :
Chine, France, Russie ,Royaume-Uni, États-Unis.

Autrement dit, un seul veto peut bloquer une candidature, même soutenue par une majorité.

Une fois recommandé, le candidat est soumis au vote des 193 États membres de l’Assemblée Générale des Nations Unies.

L’approbation se fait à la majorité simple, généralement par acclamation lorsque le Conseil de Sécurité s’est déjà accordé.

La candidature de Macky Sall pourrait séduire une partie du continent africain, qui plaide depuis plusieurs années pour une meilleure représentation au sommet des institutions internationales.

Mais tout se jouera dans les couloirs du Conseil de Sécurité, là où diplomatie discrète et jeux d’alliances déterminent l’issue finale.

D. Kazadi

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