RDC: Un membre de l’Union Sacrée de la Nation propose que le mandant du chef de l’État soit prolongé à 7 ans

Articles les plus lus

Encore une sortie médiatique aux allures d’un débat du côté de l’Union Sacrée de la Nation concernant la révision de la constitution.

Le député national Willy Mishiki, élu de Walikale, relance le débat sur l’avenir institutionnel de la République Démocratique du Congo.

Dans une déclaration aux accents politiques assumés, l’élu a plaidé pour une réécriture complète de la Constitution et un allongement du mandat présidentiel à sept ans.

Selon Willy Mishiki, toute modification de l’actuelle Constitution équivaudrait à une remise à zéro du compteur pour le président Félix-Antoine Tshisekedi.

« Si on change l’actuelle Constitution, ça sera le compteur à zéro pour le président Félix-Antoine Tshisekedi », a-t-il affirmé, estimant qu’une nouvelle loi fondamentale ouvrirait la voie à une nouvelle configuration institutionnelle.

Le député évoque également la mise en place d’une disposition transitoire.

Celle-ci serait adoptée par l’Assemblée Nationale et le Sénat afin d’assurer la direction du pays durant la période de transition, le temps que la nouvelle constitution entre officiellement en vigueur.

Une proposition qui, sans surprise, risque de susciter de vives réactions dans un contexte politique déjà sensible.

Au-delà du simple changement de texte, Willy Mishiki défend une réforme plus profonde du fonctionnement des institutions.

Pour lui, un mandat de cinq ans ne permet pas aux dirigeants de mener à bien leurs projets. « Dans notre pays, avec un mandat de 5 ans, on ne peut rien faire.

Il faut un mandat de 7 ans pour le Chef de l’État », a-t-il soutenu.

Sa proposition ne se limite pas à la magistrature suprême. L’élu de Walikale souhaite également que la durée des mandats soit étendue à sept ans pour l’ensemble des élus : locaux, provinciaux et nationaux. Et ce, y compris pour l’actuel président.

Cette prise de position intervient dans un climat où la question constitutionnelle demeure particulièrement sensible en RDC, marquée par les débats passés autour des révisions et des équilibres institutionnels.

Une chose est certaine : le débat sur la durée des mandats et l’architecture institutionnelle du pays semble loin d’être clos.

D. Kazadi

A LIRE AUSSI