La Société civile Forces vives du Maniema, antenne de Kasongo, est sortie de son silence ce lundi 23 février 2026, au lendemain de l’assassinat de l’entrepreneur bien connu Kikoko Makangila, abattu dans la nuit du 21 au 22 février 2026 dans cette entité.
Dans un entretien accordé à la presse, Jean Amuri Kitoko, deuxième vice-président de cette structure citoyenne, a fermement condamné cet acte qu’il qualifie de grave dérive sécuritaire. « Nous demandons aux autorités de mener des enquêtes sérieuses afin que les auteurs de cet assassinat soient identifiés et traduits en justice. Cet acte dépasse les limites et ne peut rester impuni », a-t-il déclaré.
Profitant de cet échange avec le reporter de Kinpressactu.cd, Jean Amuri Kitoko a également tiré la sonnette d’alarme sur les conditions de détention à la prison centrale de Kasongo, qu’il juge préoccupantes.
« Les détenus vivent dans des conditions inhumaines. Ils font face à un manque criant d’eau potable, de médicaments et de prise en charge médicale », a-t-il alerté.
Face à cette situation, la Société civile appelle les autorités compétentes à une intervention urgente afin d’améliorer les conditions de vie des prisonniers.
« Il est impératif que les autorités interviennent en urgence pour sauver des vies humaines et restaurer la dignité des détenus », a insisté Jean Amuri Kitoko.
Notons que, Cette double dénonciation met en lumière à la fois la recrudescence de l’insécurité dans le territoire de Kasongo et la précarité persistante dans les établissements pénitentiaires du Maniema.
Emmanuel NDJADI Pascal

