C’est une affaire qui risque de faire un grand bruit dans le sillage politique. Robert Agenonga, député national, élu en 2023 dans le territoire de Mahagi en Ituri avec près de 20.000 voix, se trouve aujourd’hui au cœur d’une polémique inattendue.
Élu sous la bannière du regroupement politique 4AC, proche de l’ancien vice-premier ministre, Peter Kazadi et de l’actuel ministre délégué à la défense, Eliezer Ntambwe, l’homme politique aurait été élu député national en Ouganda en 2026.
Une question aussi sensible que rare : peut-on être parlementaire dans deux pays à la fois ?
Une situation pour le moins troublante qui soulève de nombreuses interrogations sur la double appartenance politique et les implications juridiques d’un tel cas.
Très connu à Mahagi pour son engagement en faveur de la protection de l’environnement et de la nature, Robert Agenonga jouit d’une certaine notoriété locale.
Mais cette nouvelle élection de l’autre côté de la frontière pourrait provoquer un véritable séisme politique.
Cette situation, si elle est avérée, soulève de nombreuses interrogations juridiques et politiques.
La Constitution Congolaise encadre strictement la qualité de député national, notamment en ce qui concerne la nationalité et les incompatibilités liées à l’exercice de fonctions publiques étrangères.
Être membre d’un Parlement étranger pourrait, en théorie, entrer en conflit direct avec le mandat confié par les électeurs congolais.
Au-delà du droit, c’est aussi la question de la loyauté politique et institutionnelle qui est posée.
Comment représenter les intérêts du territoire congolais tout en siégeant dans l’organe législatif d’un autre État ? Quel cadre juridique régirait une telle situation ?
Wait and see disent les anglais.
D. Kazadi

