
Une grève généralisée des enseignants a été déclenchée ce mercredi 4 février 2026 à Lubutu, dans la province du Maniema. À l’origine de ce mouvement d’humeur : la vente jugée illégale d’une portion de terre située devant le bureau de la Sous-division de l’EDU-NC/Lubutu, suscitant l’indignation des enseignants et de la société civile locale.
Selon les informations recueillies sur place, une portion de terre appartenant à l’État et située devant le bureau de la Sous-division de l’Éducation nationale et nouvelle citoyenneté (EDU-NC) de Lubutu aurait été vendue à des particuliers. Une situation que les enseignants dénoncent avec fermeté, estimant qu’il s’agit d’un acte illégal portant atteinte au patrimoine public.
En réaction, les enseignants ont décrété une grève généralisée, exigeant le déguerpissement immédiat et sans condition des occupants de cette étendue de terre.
La société civile forces vives de Lubutu est rapidement sortie de son silence pour dénoncer et condamner avec la dernière énergie cette vente qu’elle qualifie de scandaleuse. Elle lance un cri d’alarme aux autorités compétentes, les appelant à prendre la mesure de la gravité de la situation.
Dans sa déclaration, la société civile demande aux autorités locales, provinciales et nationales de trouver une solution rapide, mais aussi de sanctionner les auteurs de cette vente ainsi que leurs complices, afin de prévenir de tels actes à l’avenir.
Au-delà de ce cas précis, la société civile attire l’attention des autorités sur la multiplication des occupations illégales devant plusieurs maisons de l’État à Lubutu. Elle cite notamment les espaces situés devant les bâtiments abritant :
la Police nationale congolaise,
la Commission électorale nationale indépendante (CENI),
ATA-POLAD et ECOFIN,
le Parquet,
l’Antenne SECOPE Lubutu 1,
ainsi que d’autres services publics.
Face à cette situation préoccupante, les forces vives de Lubutu sollicitent l’implication urgente des autorités à tous les niveaux pour restaurer l’autorité de l’État, protéger les biens publics et mettre fin aux pratiques anarchiques d’occupation des espaces administratifs.
En attendant une réponse concrète des autorités, les activités scolaires restent paralysées, laissant planer l’incertitude sur la reprise des cours dans cette entité du Maniema.
Emmanuel NDJADI Pascal

