Les conditions se multiplient dans les états majors de parti politique de l’opposition tout comme de la majorité.
Le parti Ensemble pour la République, dirigé par Moïse Katumbi, a rendu public un communiqué de son comité exécutif dans lequel il fixe des conditions jugées indispensables à l’ouverture d’un dialogue national crédible en République Démocratique du Congo.
Parmi ces préalables, la formation politique exige notamment « la levée de toutes les condamnations à caractère politique ; la libération immédiate de tous les prisonniers politiques et d’opinion ; la fin des poursuites judiciaires instrumentalisées à des fins politiques ; la levée des restrictions arbitraires à la délivrance des passeports et à la liberté de circulation des opposants ; la cessation de toute répression visant à intimider ou exclure les voix dissidentes.
Ces mesures ne sont ni des concessions ni des faiblesses : elles sont le socle minimal de la confiance sans laquelle aucun dialogue ne peut être sincère ».
Dans le même document, Ensemble pour la République réaffirme son opposition au régime de Félix-Antoine Tshisekedi et insiste sur la nécessité d’un dialogue conduit « sous l’égide d’une médiation morale et neutre telle que préconisée par la CENCO et l’ECC, conformément à leur initiative du Pacte Social pour la paix et le bien-vivre ensemble.
Toute démarche qui exclurait des acteurs essentiels de la nation serait vouée à l’échec. »
Le parti de Moïse katumbi fustige également ce qu’il qualifie de contradictions majeures dans les déclarations du chef de l’État.
« D’une part, il refuse tout dialogue politique avec l’opposition congolaise en dehors de Kinshasa, tout en négociant avec l’AFC/M23 à Doha, hors du territoire national ; d’autre part, il se pose en gardien de la Constitution alors même que ses partisans n’arrêtent pas de clamer ouvertement leur obsession à en organiser la modification. »
Or la Constitution est sans équivoque : le Président Félix-Antoine Tshisekedi exerce présentement son second et dernier mandat, qui s’achève en 2028 ».
» Le parti Ensemble pour la République » s’aligne ainsi aux côtés de ses pairs qui ont posé les mêmes conditions pour un aboutissement heureux du fameux dialogue national et inclusif.
D. Kazadi

