Kinshasa : Les parents d’élèves du lycée Dr Shaumba dénoncent une hausse abusive des frais scolaire

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Une vive contestation secoue le Lycée Dr Shaumba. Réunis au sein d’un collectif, les parents d’élèves dénoncent une gestion qu’ils qualifient d’opaque, arbitraire et irrespectueuse de la part du préfet et de la direction de l’établissement.

Selon ces parents, au cours de l’année scolaire précédente, le minerval avait été fixé à 300 dollars américains, avant qu’un supplément tardif de 30 USD ne soit imposé en fin d’année. Malgré leur désaccord, les parents affirment avoir accepté cette augmentation dans un esprit de responsabilité et de préservation de la scolarité des élèves.

La situation s’est toutefois aggravée pour l’année scolaire 2025–2026. Dès la rentrée, le minerval a été porté à 330 USD. Mais à la surprise générale, à peine deux mois plus tard, vers décembre 2025, la direction de l’établissement a annoncé une nouvelle augmentation, faisant passer le minerval à 500 USD. Une hausse de 170 USD, soit plus de 51 %, jugée  » brutale et injustifiée  » par les parents.

Plus préoccupant encore, cette décision aurait été prise sans aucune communication officielle. Aucun document écrit n’a été transmis aux parents et aucune réunion de concertation n’a été organisée. L’information aurait circulé uniquement par voie orale, via les élèves, un procédé que le collectif considère comme une tentative délibérée d’éviter toute traçabilité et toute contestation.

Face à ce qu’ils estiment être une dérive grave, les parents réclament des explications claires, notamment sur la base légale de cette augmentation, sur l’utilisation des fonds déjà perçus et sur le respect des textes réglementaires qui encadrent les écoles subventionnées en République démocratique du Congo.

Le collectif appelle ainsi les autorités compétentes à une intervention urgente afin d’établir les responsabilités et de protéger les élèves et leurs familles contre ce qu’il qualifie de pratiques abusives.  » Nous refusons que l’avenir de nos enfants soit pris en otage par une gestion unilatérale et opaque  » , concluent-ils.

Martin Lunyengu

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