La ville de Kindu s’est réveillée le dimanche 18 janvier 2026 sous le choc après la mort d’un jeune homme, battu par des habitants de la commune d’Alunguli, sur fond de rumeurs faisant état de disparitions d’organes génitaux.
Selon des témoignages recueillis sur place, la victime aurait été accusée à tort d’être impliquée dans ces faits présumés. Cédant à la panique et à la peur, certains habitants ont recouru à la justice populaire, qui a entraîné la mort du jeune homme avant toute intervention efficace des services compétents.
Face à cette situation qui menace la cohésion sociale, l’ONG Rien Sans les Jeunes Aujourd’hui et Demain est sortie de son silence. Dans un échange téléphonique accordé à notre rédaction, son coordonnateur national, Kangakolo Yumi Louison, s’est dit profondément préoccupé par la montée de ces rumeurs aux conséquences dramatiques.
Il a condamné avec la plus grande fermeté ces pratiques qu’il qualifie de contraires aux valeurs morales, humaines et républicaines, appelant les jeunes de Kindu à la responsabilité, à la retenue et au respect de la vie humaine.
Pour sa part, le président de la société civile Forces vives du Maniema, Maître Lestephane Kanunda, a tenu à calmer les esprits. Il a affirmé qu’aucun cas de disparition d’organe génital n’a été officiellement enregistré dans la ville de Kindu.
Cette déclaration intervient après une ronde menée dans plusieurs structures sanitaires ainsi que dans le cachot urbain de la ville. Maître Kanunda a appelé la population à rester calme, à cultiver l’amour du prochain et à éviter la propagation de fausses informations, qui peuvent conduire à des drames irréparables.
Les acteurs de la société civile et plusieurs leaders communautaires appellent désormais à la vigilance, au respect des droits humains et à la collaboration avec les autorités afin d’éviter que de telles tragédies ne se reproduisent dans la ville de Kindu.
Emmanuel NDJADI Pascal

