25 ans passés, les congolais se souviennent de la disparition tragique de l’ancien président et héros national, M’zee Laurent-Désiré Kabila, décédé le 16 janvier 2001.
Le 16 janvier, la République Démocratique du Congo observe une journée fériée en mémoire de Laurent-Désiré Kabila, assassiné en 2001 à Kinshasa, au Palais de Marbre.
Arrivé au pouvoir en 1997 après la chute de Mobutu Sese Seko, Mzee Kabila a marqué l’histoire par son discours de souveraineté et de dignité nationale.
En ce jour de commémoration de M’zee Laurent-Désiré Kabila, la République Démocratique du Congo se souvient d’un homme qui, à l’instar de Patrice Emery Lumumba, a sacrifié sa vie pour l’intérêt supérieur de la nation congolaise.
Deux figures majeures, deux destins tragiques, mais un même idéal : la souveraineté, la dignité et l’indépendance réelle du Congo.
Un combat pour la libération et la souveraineté,
Laurent-Désiré Kabila restera dans l’histoire comme l’homme qui a mis fin à plus de trois décennies de dictature et redonna au peuple congolais l’espoir d’un État souverain.
Son engagement politique n’était pas opportuniste : il s’inscrivait dans une longue lutte idéologique pour l’émancipation du Congo face aux dominations internes et externes.
Homme de conviction, il croyait profondément que le Congo devait reprendre le contrôle de son destin, de ses ressources naturelles et de ses institutions.
Pour lui, la souveraineté nationale n’était pas un slogan, mais une responsabilité historique.
M’zee était avant tout l’incarnation de l’espoir de tous les Congolais. Dans un contexte de désillusion et de souffrance collective, il portait la promesse d’un renouveau national fondé sur la dignité, la responsabilité et la justice.
Son discours, son engagement et son courage redonnaient confiance à un peuple longtemps privé d’espérance.
M’zee Kabila se distinguait par un sens aigu de la responsabilité et une conception rigoureuse de l’autorité de l’État. Il incarnait une vision où le pouvoir n’était pas un privilège personnel, mais une charge au service du peuple.
Son discours constant sur la discipline, l’ordre et le respect des institutions traduisaient sa volonté de reconstruire un État fort, respecté et respectueux de ses citoyens.
Il insistait sur la nécessité de bâtir une administration intègre, consciente de sa mission et attachée à l’intérêt général.
Parmi les souvenirs marquants de son leadership figure son engagement ferme pour la protection des biens de l’État. M’zee Kabila considérait les ressources nationales comme un patrimoine sacré, appartenant au peuple congolais et aux générations futures.
Il s’opposait avec détermination au pillage, à la prédation économique et à la dilapidation des richesses du pays.
Cette posture courageuse lui valut de nombreuses adversités, mais renforça son image d’homme d’État profondément attaché à la souveraineté économique du Congo.
Comme Patrice Emery Lumumba, M’zee Laurent-Désiré Kabila n’a pas seulement marqué son époque ; il a légué au Congo une vision, un cap et une exigence morale.
Leur sacrifice rappelle que la liberté, la souveraineté et la dignité d’un peuple ont un prix, parfois payé au plus haut niveau.
En ce jour mémorable , la nation congolaise est appelée à puiser dans cet héritage des valeurs de courage, de patriotisme, de responsabilité et de fidélité à l’intérêt national.
Commémorer M’zee Laurent-Désiré Kabila, c’est honorer un combat, une conviction et une vie donnée pour le Congo.
C’est aussi rappeler que l’histoire du pays s’est écrite grâce à des hommes qui ont choisi de servir, et non de se servir.
À l’instar de Patrice Emery Lumumba, M’zee Kabila demeure une conscience vivante de la nation congolaise. Son combat continue à travers celles et ceux qui croient encore à un Congo libre, souverain et digne.
25 ans plus tard, son nom continue de résonner. Cette date invite à l’unité, à la paix, et à une réflexion lucide sur les défis actuels, notamment la situation sécuritaire dans l’Est du pays et les tensions avec le Rwanda.
D. Kazadi

