
Vers un dialogue inclusif entre congolais dans quelques jours pour décrisper le climat politique. Un ouf de soulagement pour certains congolais qui pensent que ces pourparlers aboutiront à une paix durable et cessation des hostilités dans l’ensemble du pays.
Mais la question se pose de plus en plus sur l’initiateur ou le demandeur de ces pourparlers.

La réponse demeure toujours occulte.
Depuis plus d’une semaine, l’actualité politique s’anime entre Luanda et Kinshasa.
Le Chef de l’État congolais, ainsi que plusieurs responsables politiques de la RDC, ont été reçus par le président angolais João Lourenço dans le cadre de consultations visant un éventuel dialogue sous sa médiation.

Très rapidement, dans l’opinion publique, la lecture des faits a semblé évoluer.
Du côté de la Présidence de la République, cette initiative engagée à Luanda serait, selon elle, à mettre à l’actif de certains opposants, notamment l’AFC et l’ancien président Joseph Kabila.
Citée par Jeune Afrique, la Présidence Congolaise affirme n’avoir en aucun moment sollicité le président angolais pour l’ouverture d’un dialogue.
Elle se dit ni demandeuse, ni initiatrice, encore moins preneuse d’une telle démarche.
De son côté, l’opposition armée n’affiche pas davantage d’enthousiasme. Dans une lettre rendue publique, Corneille Nangaa a décliné, avec courtoisie, les consultations engagées par João Lourenço, tout en réclamant davantage de clarté sur le processus.
Dès lors, une question demeure au centre du débat : qui est véritablement à l’origine de cette initiative de dialogue ? Entre-temps la rumeur continue de prendre de plus son allure quant à ce.
D. Kazadi

