Le ministre d’État en charge de la Justice, Guillaume Ngefa Atondoko Andali, a accordé le lundi 01 décembre la liberté conditionnelle à 114 détenus, dont 61 au sein de la Prison centrale de Makala (CPRK), information confirmée par sa cellule de la communication .
Présent à cet événement, le ministre a supervisé lui-même l’opération, présentée comme le premier acte de désengorgement depuis son entrée en fonction. Il a appelé l’administration pénitentiaire à une vigilance accrue, évoquant le contexte géopolitique sensible.
« Ce qui s’est passé avant ne peut plus se répéter », a-t-il déclaré, promettant de rompre avec des pratiques laxistes .
La procédure a été conduite par le directeur du CPRK, André Kanza, qui a procédé à l’appel des bénéficiaires avant la remise des fiches officielles de libération.
Selon la direction de la prison, ces libérations reposent sur des critères légaux, notamment l’examen des cartes de peine, le comportement des détenus et leur éligibilité à la liberté conditionnelle.
Parmi les libérés figure Selema Thomas, 72 ans, qui affirme avoir été détenu arbitrairement à la suite d’un conflit foncier impliquant « un homme haut placé ». Il a demandé au ministre la révision de son dossier afin de récupérer sa parcelle.
Deux femmes ont également bénéficié de cette liberté conditionnelle.
Martin Lunyengu

