RDC/MANIEMA: Des Accords Interprovinciaux Salués par les Défenseurs des Droits Humains

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Une avancée importante dans la coopération interprovinciale a été enregistrée ce mardi à Kindu, chef-lieu de la province du Maniema, avec la signature de deux protocoles d’accord entre les provinces du Maniema, du Nord-Kivu et de la Tshopo. Ces accords, centrés sur l’intégration économique et la connectivité routière, ont été salués par plusieurs organisations de défense des droits humains comme une opportunité de développement inclusif et durable.

La cérémonie officielle s’est tenue en présence du Gouverneur du Maniema, Moïse Musa Kabwankumbi, et du Gouverneur militaire du Nord-Kivu, le Général-Major Evariste Somo Kakule, en mission de travail à Kindu. Les deux dirigeants ont réaffirmé leur engagement à renforcer les liens inter généraux pour répondre aux défis communs liés à l’enclavement, à la pauvreté et à la sous-exploitation des ressources.

Le premier protocole, signé entre le Maniema et le Nord-Kivu, prévoit la création du couloir Cacayer-Beni, Walikale-Lubutu-Kindu. Ce tracé est présenté comme une « route de l’assoir » entre les deux provinces, qui vise à fluidifier les échanges commerciaux, agricoles et miniers. Il s’inscrit dans la vision présidentielle du « corridor vers Kivu-Kinshasa », avec pour ambition de transformer les potentialités locales en richesses concrètes pour les communautés.

L’accord met l’accent sur la transformation des produits bruts en produits finis de qualité, qu’ils soient agricoles ou miniers. Cette stratégie vise à générer une plus-value locale, à créer des emplois et à renforcer la compétitivité des provinces sur les marchés nationaux et internationaux.

Le deuxième protocole, élargi à la province de la Tshopo, concerne le cofinancement des travaux de réhabilitation de l’axe Kisangani-Ubundu (RP 410), long de 126 km. Les travaux incluent le décapage, le traçage, l’aménagement des fossés, le compactage et la construction d’ouvrages d’art. Le Maniema a déjà débloqué 150 000 dollars et fourni 100 m³ de gazole pour initier le chantier.

Plusieurs organisations locales et internationales de défense des droits humains ont salué ces accords comme un pas vers une gouvernance plus équitable et participative. Elles soulignent que l’amélioration des infrastructures et la valorisation des ressources locales peuvent contribuer à la réduction des inégalités, à la lutte contre la pauvreté et à la consolidation de la paix dans une région longtemps marquée par les conflits.

Notez que, Les fonds avancés par les provinces seront remboursés soit par le Gouvernement central, soit par le biais du péage routier, selon les modalités convenues.

Emmanuel NDJADI Pascal

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