La ville de Beni, dans la province du Nord-Kivu, vit ce mercredi son troisième jour consécutif de manifestations populaires. Des centaines de jeunes ont envahi les principales artères de la ville dès les premières heures de la matinée pour dénoncer l’insécurité persistante et exiger la fin des tueries dans cette zone meurtrière de l’Est de la République Démocratique du Congo.
« Nous en avons assez de compter nos morts chaque semaine. Nous voulons vivre comme tous les Congolais. Trop c’est trop ! », s’indigne Michel Kavusa, un manifestant rencontré sur l’avenue Matonge dans un entretien téléphonique avec kinpressactu.cd.
Les manifestants brandissent des pancartes sur lesquelles on peut lire : “Beni veut la paix”, “Nous ne sommes pas des animaux”, ou encore “À quand la fin de l’impunité ?”. Ils appellent à une réaction urgente du gouvernement central et des autorités provinciales.
Face à cette mobilisation, la police a été déployée massivement dans les grandes artères de la ville. Des tirs de sommation ont été entendus, notamment près du rond-point du 30 juin. Plusieurs sources font état d’interpellations, mais aucun bilan officiel n’est encore disponible.
Du côté de la société civile, l’heure est à la solidarité. « Nous soutenons la jeunesse de Beni. Leur cri est légitime. Le gouvernement doit agir maintenant pour ramener la paix», a déclaré Espérance Kasereka, activiste des droits humains.
Notons que, jusque là , la situation reste tendue dans plusieurs quartiers. Les activités commerciales tournent au ralenti et la peur gagne les habitants.
Emmanuel NDJADI Pascal

