Maniema : Kalima plongée dans le noir suite à une grève des agents de la SAKIMA réclamant 20 mois d’arriérés de salaire

Articles les plus lus

Depuis plus d’une semaine, la commune rurale de Kalima, dans la province du Maniema, ainsi que toutes les zones alimentées en électricité par la centrale hydroélectrique de Rutshurukulu, sont plongées dans une obscurité totale. En cause : une grève déclenchée par les agents de la SAKIMA SARL, société minière d’exploitation, qui revendiquent plus de 20 mois d’arriérés de salaire.

Cette information a été confirmée ce lundi 6 octobre par CT Jacques Darashe, directeur des ressources humaines de SAKIMA basé à Kalima, dans un entretien téléphonique accordé au reporter de kinpressactu.cd. Ce dernier a lancé un appel pressant aux autorités nationales et provinciales pour une intervention rapide afin de soulager les travailleurs, qu’il qualifie de « victimes d’un long abandon ».

La coupure d’électricité impacte gravement la population locale, qui perturbe même les activités économiques, les services de santé, ainsi que l’approvisionnement en eau potable, dont une partie dépend de la distribution électrique.
Réagissant à cette situation, Maître Stéphane Kamundala, responsable de la société civile Forces Vives du Maniema, actuellement en séjour à Kalima, affirme soutenir pleinement les grévistes dans leur lutte. Avant de dénoncer le mutisme de la direction générale de la SAKIMA, et pointer du doigt le directeur général de l’entreprise, qui, selon lui, « n’a jamais mis les pieds à Kalima depuis sa nomination ».

« Il est temps que l’État joue son rôle et mette fin à cette injustice sociale», plaide Kamundala.

Notons que, Alors que le mécontentement monte au sein de la population et des travailleurs, aucun communiqué officiel n’a encore été émis par la direction nationale de la SAKIMA. En attendant, Kalima reste plongée dans le noir.

Emmanuel NDJADI Pascal Kinpressactu.cd

A LIRE AUSSI