Alors que le monde entier célèbre chaque 9 août la Journée internationale des peuples autochtones, aucune activité officielle n’a été organisée dans la province du Maniema pour marquer cette date. Une absence qui soulève des interrogations sur la reconnaissance et la prise en charge de ces communautés souvent marginalisées.
Une voix s’élève: Mukubwa Kastaim Revocat alerte sur la situation. Contacté par kinpressactu.cd,Mukubwa Kastaim Revocat, coordonnateur provincial de la Nouvelle Société Civile Congolaise, a exprimé son inquiétude face à l’indifférence des autorités locales. « Les peuples autochtones du Maniema vivent dans des conditions précaires et sont souvent exclus des politiques publiques. Leur droit à l’identité, à la terre et à l’éducation est constamment bafoué », a-t-il déclaré lors d’un échange téléphonique avec notre reporter.
Militant engagé pour les droits humains, Mukubwa Kastaim a promis de soutenir ces communautés dans leur quête de justice:
« Nous allons accompagner ces peuples pour qu’ils retrouvent leurs droits, tels que garantis par la loi 0022 de notre pays. Il est temps que leur voix soit entendue », a-t-il affirmé.
Dans son intervention, le coordonnateur a également lancé un appel aux autorités nationales et provinciales:
« J’invite les dirigeants à tous les niveaux à venir en aide à ces populations marginalisées. Leur dignité doit être restaurée, et cela passe par des actions concrètes », a-t-il insisté.
Rappelons que, malgré le silence institutionnel, des voix rappellent que la reconnaissance des peuples autochtones ne doit pas se limiter à une journée symbolique, mais s’inscrire dans une politique durable de justice et d’inclusion.
Emmanuel NDJADI Pascal

