Depuis la signature de l’accord de paix entre les ministres des Affaires Étrangères de la République Démocratique du Congo et du Rwanda sous les hospices des États-Unis d’Amérique, certains congolais se demandent la vraie mission des USA sur ce fameux accord de paix.
Étant un pays souverain, la RDC semble affaiblie idéologiquement par l’administration Trump qui va plus loin à donner des injonctions aux autorités congolaises.
Malgré un accord attendu dans les prochains jours entre Kinshasa et Washington, les parlementaires américains durcissent le ton à l’égard des autorités congolaises.
Dans un projet de résolution récemment présenté à la Chambre des représentants, les parlementaires américains ont mis sur la table neuf recommandations fermes à l’endroit du gouvernement congolais.
Parmi les principales exigences formulées :
- Le rejet catégorique de toute violation de la constitution, dont le respect de mandat constitutionnel.
- L’arrêt immédiat de tout soutien étatique aux groupes armés non étatiques, ainsi qu’un appel au respect des principes démocratiques, des droits humains et à la fin des poursuites judiciaires arbitraires ;
- Une demande expresse au Président américain de sanctionner les responsables de corruption, ainsi que les groupes armés comme le M23, les FDLR et les ADF, pour leur implication dans des atrocités, crimes de guerre et crimes contre l’humanité ;
- Un encouragement clair à recourir à des sanctions économiques ciblées et à des restrictions de visa contre les individus et entités impliqués dans des actes de corruption.
Cette prise de décision des parlementaires américains pourrait accoucher des vives tensions au pays d’autant plus que le pays de Lumumba demeure un état souverain qui ne doit pas nécessairement obéir à toute injonction étrangère.
Donald Trump joue-t-il un sale jeu aux congolais? En tout cas on est loin d’une réponse qui apaisera la nation toute entière.
Derick Kazadi

