Quelques jours après son arrivée discrète à Goma, chef lieu de la province du Nord Kivu, l’ancien Chef de l’Etat, Joseph Kabila a ouvert ce jeudi 29 mai, les consultations avec des couches sociales . Retranché dans ses résidences de Kinyogote, à une dizaine de kilomètres, au bord du lac Kivu, à l’ouest de Goma, il s’est entretenu ce jeudi 29 Mai avec des représentants et dirigeants d’une dizaine de confessions religieuses de Goma au Nord-Kivu.
A en croire l’evêque Amurani, l’ancien Chef de l’Etat n’a ni parlé de la rébellion de l’AFC/M23, ni cité le nom de son successeur, Félix Tshisekedi.
Cette rencontre est une initiative de Joseph Kabila. « Nous n’avons pas demandé d’audience. Nous avons reçu l’invitation et il m’a été demandé d’appeler mes collègues », a assuré l’évêque Joël Amurani qui indique que leur demande a trouvé réponse
Parmi les confessions religieuses présentes à la réunion de ce jeudi, il y a l’ECC, l’église Orthodoxe, la communauté islamique au Congo, l’armée du salut, l’église Kimbanguiste, l’association des églises de réveil, l’union des églises indépendantes, l’église de réveil du Congo.
L’évêque du diocèse de Goma, Mgr Willy Ngumbi n’était pas présent à cette consultation.

Ces consultations s’inscrivent dans une série des « consultations citoyennes » annoncées par l’équipe de Kabila, qui visent à recueillir les préoccupations et propositions des forces vives face aux défis sécuritaires dans l’est de la RDC. Vendredi, d’autres personnalités locales, y compris des responsables politiques, administratifs, sécuritaires, et des représentants d’organisations de la société civile, sont attendus.
Après ces consultations, Joseph Kabila prévoit de tenir une conférence de presse à Goma. « On va avertir les gens à temps pour qu’ils puissent se préparer et venir », ont précisé des sources.
Ce retour de Joseph Kabila sur le devant de la scène intervient alors que l’ancien président a récemment rompu son silence pour critiquer sévèrement la gouvernance de son successeur Félix Tshisekedi. Dans un discours prononcé le 23 mai, il a dénoncé une « gouvernance non orthodoxe », accusant le pouvoir en place de corruption, détournement de fonds publics et dérive autoritaire. Kabila a également déploré l’insécurité persistante dans l’est du pays et a proposé un « pacte citoyen » articulé autour de douze points, censé ramener la stabilité et le développement en RDC.
Nice KILONDO

