RDC : DE LA FORME DE L’ÉTAT
En tant que femme leader du Sud-Kivu et actrice politique de la RDC, je m’invite dans le débat actuel sur la nécessité ou non, pour notre pays, de migrer vers le fédéralisme. A titre personnel, JE M’Y OPPOSE :
Je soutiens la forme de l’État actuel, défini dans notre constitution, comme UN ÉTAT UNITAIRE FORTEMENT DÉCENTRALISÉ. Mais en réalité, dans la pratique, la constitution en vigueur, est HYBRIDE : c’est une mixture du fédéralisme et d’unitarisme. LE JUSTE MILIEU POUR TOUT LE MONDE.
La constitution consacre la libre administration des Provinces de la RDC, sous contrôle des assemblées provinciales, qui malheureusement, ne jouent pas vraiment leur rôle. Elles sont devenues UNE PLAIE. Autant l’assemblée nationale, depuis LE COUP D’ÉTAT INSTITUTIONNEL de novembre 2020, est devenue la caisse de résonance de la Présidence de la République. Le Sénat est devenu une chambre de somnolence.
En bref, je pense que si notre pays n’avance pas et la situation se dégrade chaque jour davantage, ce n’est pas à cause de la forme de l’État actuel. C’est à cause du NON-RESPECT DE LA CONSTITUTION.
La violation constante de la constitution à tous les niveaux, le disfonctionnement des institutions et la gestion émotionnelle des affaires de l’État, ne font que conduire la #RDC dans les abysses ; le chaos est palpable.
Si la Caisse Nationale de Péréquation fonctionnait normalement, si la justice était vraiment indépendante, capable de réprimer, la fraude, la corruption et la mauvaise gouvernance, notre pays serait déjà très avancé.
A mon humble avis, la RDC et son peuple ne sont pas encore assez mûrs ni suffisamment préparés au fédéralisme. Celui-ci va consacrer la balkanisation de notre pays.

