Une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU est convoquée en urgence pour ce lundi 27 janvier afin de discuter sur l’aggravation de la situation sécuritaire dans la province du Nord-Kivu. Des sources diplomatiques dignes de foi ont révélé cette information après une demande expresse faite par Kinshasa, puis relayée par la France.

Vendredi 24 janvier, la Ministre d’État aux Affaires étrangères Thérèse Kayikwamba Wagner a eu des échanges successifs avec les représentants du Royaume-Uni, de la Russie, de la France, du Pakistan, des États-Unis et du Danemark au conseil de sécurité de l’ONU.
La Ministre Thérèse Kayikwamba Wagner a souligné que chaque membre du Conseil de sécurité a le devoir d’assumer pleinement ses responsabilités pour la situation sécuritaire au Nord-Kivu.


Au représentant permanent de la France au Conseil de sécurité des Nations Unies, Nicolas de Rivière, la cheffe de la diplomatie congolaise a exprimé que le Conseil de Sécurité doit s’assumer et devra répondre devant l’histoire face aux conséquences désastreuses de la crise sécuritaire et humanitaire qui prévaut dans l’Est de la RDC. Elle a insisté sur la nécessité de prendre des mesures concrètes à l’encontre du Rwanda afin de prévenir tout risque d’embrasement régional lié à la situation actuelle dans l’Est de la RDC.
Pour la République démocratique du Congo, la crise à l’Est du pays résulte avant tout de l’inaction décisive du conseil, malgré l’internationalisation du conflit et les preuves claires de la présence des éléments rwandais sur le sol congolais.
KM

