Le président du mouvement citoyen de l’OBAPG RDC, Bugembe Jean de Dieu, a exprimé son indignation quant à la lenteur des travaux de construction des ponts sur la Route Nationale 5 (RN5) reliant Kamanyola à Uvira. Lors d’une interview accordée à Kinpressactu.cd ce week-end, il a également dénoncé le silence assourdissant des autorités face à la progression inquiétante d’une fissure sur le pont enjambant la rivière Ruzizi, qui assure la liaison entre la République Démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda, au niveau du poste frontalier de Kamanyola.
Il a souligné que cette fissure constitue un danger imminent pour le trafic commercial entre les deux nations. « Cela fait plusieurs mois que nous avons tiré la sonnette d’alarme concernant cette fissure. Lors de son passage à Kamanyola, l’ancienne ministre provinciale de l’Économie, Dorothée Masirika, avait promis que le gouvernement était informé et que des mesures seraient prises pour initier des travaux d’urgence. Cependant, force est de constater qu’aucune action n’a été entreprise pendant que la fissure continue de s’étendre », a-t-il déclaré devant le reporter de la kinpressactu.cd.
En outre, cet acteur de la société civile a dénoncé les retards persistants dans les travaux de construction des ponts sur la RN5, pourtant lancés il y a plus de sept mois par l’ancien vice-gouverneur du Sud-Kivu, Fiston Malago Kashekere. Selon lui, ces travaux ont été interrompus sans explication, laissant les usagers dans une situation précaire. « Les habitants et les usagers de cette route d’intérêt public espéraient voir une accélération des travaux et la réhabilitation d’autres tronçons en mauvais état pour faciliter le trafic », a-t-il ajouté.
Bugembe Igilima appelle instamment les autorités compétentes à prendre conscience de l’urgence de la situation et à agir rapidement pour éviter une crise majeure. La dégradation des infrastructures routières dans cette région essentielle du Sud-Kivu représente non seulement un obstacle au développement économique local mais également un risque accru pour la sécurité des usagers.
Emmanuel NDJADI Pascal

