Le Président de la République Félix Tshisekedi a prononcé son discours sur l’état de la Nation devant les deux chambres du Parlement réunies en congrès. Le Chef de l’État a fait le bilan de son action relative aux 6 engagements de son second quinquennat.
Il a touché plusieurs aspects de la vie des congolais, notamment dans les domaines politiques, sécuritaires, économiques, celui des infrastructures et celui de la réforme constitutionnelle.
Dans son discours, il a indiqué que le taux de change a été stabilisé grâce à une gestion rigoureuse des finances publiques et une étroite coordination entre le gouvernement et la Banque centrale du Congo (BCC). « Nous avons stabilisé le cadre macroéconomique, amélioré l’environnement des affaires et mobilisé des financements à des conditions plus favorables. Ces avancées ont élargi nos marges de trésorerie et permis au Trésor public de financer des projets structurants », a déclaré le Président de la République.

Par ailleurs, le Président Tshisekedi a évoqué la construction des infrastructures dans le cadre du contrat chinois revisité. « L’avenant au contrat minier signé avec le Groupement d’entreprises chinoises (GEC) a débloqué des fonds pour entreprendre d’urgence les travaux de voirie de la Ville-province de Kinshasa, dont la construction des rocades, la route Mbudi–Aéroport de N’djili (via Kimwenza et N’djili Brasserie) »
Évoquant cette situation qui tracasse le quotidien des kinois en particulier, le Président s’est dit préoccupé par « les embouteillages quotidiens qui compliquent les déplacements dans la ville de Kinshasa et augmentent le coût de la vie pour nos concitoyens ». Il a indiqué avoir instruit le Gouvernement de procéder à une évaluation approfondie des mesures existantes et de proposer, dans les jours à venir, des améliorations ou ajustements significatifs pour remédier à cette situation.

Concernant l’accès aux soins de santé, le Chef de l’État a notamment fait un état des lieux de la Couverture Santé Universelle (CSU), lancée le 5 septembre 2023, avec un premier paquet consacré à la gratuité de la prise en charge des femmes enceintes et des nouveau-nés.
Selon lui, la revue de la première année de gratuité des accouchements révèle des résultats très encourageants : plus de 1,3 millions de femmes ont bénéficié de ce service dans 4 300 établissements de soins, tandis que 1 155 structures ont été équipées et 454 000 enfants malnutris ont été pris en charge. Ces efforts ont entraîné une baisse de la mortalité néonatale et une augmentation de l’espérance de vie des Congolais.
Dans un autre registre, il a également abordé la question relative au banditisme urbain, particulièrement le phénomène Kuluna, en ces termes: « Je suis fermement convaincu que, outre le renforcement des moyens des services de sécurité, il est essentiel d’adopter rapidement des mécanismes efficaces de réinsertion pour les jeunes désœuvrés ». Pour le garant de la nation, une plus grande rigueur dans la répression des actes criminels, en conformité avec notre législation, s’avère également primordiale.
Par ailleurs, le Président Félix Tshisekedi s’est de nouveau montré déterminé à mettre fin à la crise sécuritaire dans l’Est du pays et a manifesté sa solidarité aux victimes. Il a indiqué que l’opérationnalisation du plan de programmation militaire, lancée l’an dernier et poursuivie cette année, rendra les forces armées plus efficaces sur le terrain. Il reste convaincu, dit-il, que cette approche contribuera à rétablir définitivement la paix et à préserver l’intégrité territoriale de notre Nation.
S’agissant de l’état de siège au Nord-Kivu et en Ituri, le Président Tshisekedi affirme avoir instruit la Première ministre de procéder à l’évaluation sur le terrain des mesures de son assouplissement décidées l’année passée.
En dernier lieu, le Chef de l’Etat a abordé la question de réforme constitutionnelle: « Il est peut-être temps d’engager une réflexion nationale sur une réforme constitutionnelle, afin d’éliminer les failles qui ralentissent le fonctionnement de notre appareil étatique ». Cette démarche consiste selon lui, à lancer une initiative visant à inviter les compatriotes à une réflexion sincère, pour bâtir un cadre institutionnel plus adapté aux réalités et aux aspirations du peuple.
KM

