Nord-Kivu : 3 militaires et un civil impliqués dans des affaires graves, seront devant le Tribunal ce vendredi

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Ouverture ce vendredi 29 novembre, au tribunal militaire de garnison de Goma sera, d’un procès aux enjeux importants, impliquant quatre prévenus, parmi lesquels trois militaires. Ils sont accusés de viol et meurtre, des crimes qui soulèvent de vives émotions au sein de la population.

L’audience se déroulera en session foraine au Palais de Justice de Goma, comme l’indique l’extrait de rôle pénal de l’état de siège, signé par Kanza Ndongala Blaise, capitaine greffier divisionnaire du TMG/Goma. « L’audition publique aura lieu à 09 heures précises, au Palais de Justice situé au Camp Katindo, dans la commune de Karisimbi », précise le document officiel.

Le premier sergent Ngoyi Inabanza Félicien sera au centre des attentions, accusé non seulement de meurtre, mais également de dissipation de munitions de guerre et violation de consignes. Les faits qui lui sont reprochés sont graves : la semaine dernière, en plein jour, il aurait ouvert le feu sur un motard et son passager au port public de Goma, alors qu’il était en service de garde au mont Goma.

Le prévenu sera confronté à l’auditeur militaire de garnison, qui représente le ministère public, ainsi qu’aux parties civiles, Munguiko Banza et Kalegamire Kahindo Pascal. Cette confrontation s’annonce cruciale pour établir les responsabilités et les circonstances entourant les accusations portées.

Les autres prévenus dans cette affaire sont le caporal Maki Sineno Faustin, également poursuivi pour meurtre et violation de consignes, et le sergent Harimba Harera Moïse, accusé de viol sur mineur. Un civil, le sieur Prince Mutoere, est également poursuivi pour des faits similaires.

Ce procès est un moment déterminant pour la justice militaire en République Démocratique du Congo, révélant les défis auxquels sont confrontées les institutions judiciaires face aux actes de violence et aux crimes sexuels, notamment ceux perpétrés par des membres des forces armées.
Les attentes de la société civile sont grandes, et ce procès pourrait avoir des répercussions significatives sur la perception de l’armée et la confiance du public dans le système judiciaire.

Emmanuel NDJADI Pascal

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