Révision de la constitution : Jean-Thierry Monsenepwo répond au bloc de l’opposition et fixe l’opinion

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Révision de la constitution, Jean-Thierry Monsenepwo, était devant la presse ce jeudi 21 novembre pour clarifier les zones d’ombre autour de cette épineuse question, en réponse au bloc de l’opposition qui s’est exprimé sur la question mercredi dernier.
Son échange avec les médias était axé sur trois points essentiels, à savoir : l’article 217 et la crainte de balkanisation; la révision de la constitution : nécessité ou risque ? ; et sa réponse aux forces politiques et sociales.

Il a notamment évoqué l’article 217 de la constitution qui expose le pays à de potentielles attaques extérieures pouvant occasionner la balkanisation de la République démocratique du Congo. Thierry Monsenepwo a relevé cependant que « le Président de la République voit cet article comme une brèche susceptible d’être exploitée par des acteurs extérieurs ou Etats voisins pour justifier des interventions ou des ingérences territoriales, conduisant à une balkanisation ».

Abordant son second point, il a fait savoir que les critiques émises par certaines forces politiques et sociales quant à la révision constitutionnelle, ignorent les failles de l’actuelle constitution du pays. Pour cet acteur politique, la constitution de 2006 regorge des failles en ce qui concerne sa capacité à répondre aux défis sécuritaires actuels dans la partie Est du pays, de plus elle fournit des institutions rigides qui entravent les réformes nécessaires.

Quant à la déclaration commune de l’opposition, ce cadre de l’Union sacrée de la nation, la qualifie de « manœuvre démagogique, prouvant leur incapacité à trouver des solutions concrètes pour le pays ».
Il juge d' »hypocrisie manifeste », les dénonciations sur la souffrance du peuple et les droits humains, car soutient-il, elles viennent de figures dont la gouvernance a été marquée par l’impunité et la corruption. Sous l’administration Tshisekedi, poursuit Jean-Thierry Monsenepwo, des réformes courageuses ont été initiées pour améliorer les finances publiques, renforcer les relations internationales et mettre en œuvre des projets concrets en faveur des citoyens.
L’appel à la désobéissance lancé par l’opposition lors de sa déclaration commune, représente pour ce membre de l’Union sacrée de la nation, un agenda caché pour semer le chaos.

À la question de savoir si la majorité au pouvoir veut-elle d’une révision ou d’un changement de la constitution ?
Monsenepwo Jean-Thierry répond en ces termes : « en réalité le chef de l’Etat a fait une proposition. Il y’en a qui parlent de changement et d’autre de révision, ce n’est pas de la contradiction parce que nous tous nous convergeons vers le sens de moderniser notre loi fondamentale pour la rendre à même de donner des réponses aux défis actuels de notre pays ».

Il a également rappelé que le chef de l’Etat avait promis une commission qui va travailler sur la question et qui déterminera in fine si l’on doit aller vers une révision ou un changement, tout en insistant sur le fait que tout cela ne se fera qu’en tenant compte de la volonté du peuple congolais.

KM

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