Les vendeurs du marché de Pompage revendiquent leur délocalisation vers la cité Molokaï. Ils ont exprimé ce souci à la presse, lors d’une visite d’inspection effectuée par le commissaire provincial de la police ce lundi 18 novembre 2024.
Le commissaire divisionnaire adjoint Blaise Kilimbalimba est allé s’imprégner de l’application des mesures prises pour détruire le marché pirate qui s’était érigé le long de la chaussée dans cette partie de la commune de Ngaliema.
« La police vient nous chasser de cet endroit chaque jour. Nous sommes fatigués. Qu’on nous trouve un marché où nous allons vendre nos marchandises. C’est un risque pour nous-mêmes. Nous sommes des responsables, comment nous allons faire vivre nos dépendants. Que l’on détruise la place Molokaï comme ça nous allons quitter sur la voie publique».
À plusieurs reprises, certains véhicules finissent leurs courses sur ce marché pirate et mettent ainsi fin à la vie de plusieurs personnes.
Après les opérations menées par la police, plusieurs personnes s’en réjouissent à l’instar de ce jeune homme d’une trentaine d’années :
« Je suis content de la décision de la police. On ne peut pas tout faire sur la voie publique. Imaginez ce que fait ce chauffeur en plein jour. Le déchargement crée les embouteillages à cet endroit. De ce côté l’Etat a raison de l’interdire. Ces femmes vendeuses sont aussi exposées, il faudrait que le gouvernement trouve un marché pour elles » a-t-il déclaré.
À Pompage ,il n’est pas aisé de jeter un coup d’œil. Des tas d’immondices sont jetés n’importe où.
Bien avant, les vendeurs menaient leurs activités en toute indifférence comme si de rien n’était.
Les vendeuses étalaient leurs marchandises le long des artères sur la chaussée et à même le sol.
D’aucuns pensent que pour éradiquer les embouteillages et ce marché pirate, il faut nécessairement que ce marché soit construit à ces vendeurs qui ne savent plus à quel saint se vouer.
Nadine Bompour

