L’opposant congolais Jacky Ndala est cité à comparaître ce mardi 5 novembre devant le Tribunal de paix de Kisnhasa/Kinkole.
Il est poursuivi par la République démocratique du Congo pour « propagation de faux bruits » dans l’affaire de sodomie à l’agence nationale de renseignements, ANR, l’opposant à Denise Mukendi dite Dusauchoy.
Après avoir été notifié de la plainte formulée contre lui par la République démocratique du Congo contre sa personne, Jacky Ndala se dit déçu car c’est lui la victime dans cette affaire.
Interrogé par votre média, il révèle avoir intenté deux actions en justice contre les auteurs des actes deplorables qu’il a subi dans les geôles de l’ANR. Actions restées sans suite, nous confie-t-il au cours d’une interview.
Pour lui, cette plainte contre sa personne est une occasion pour les autorités de le museler, car dit-il : » après la sortie de cette dame, l’état congolais s’est organisé pour m’arracher la parole, à travers le CSAC qui m’a mis sous embargo de 45 jours m’empêchant de prendre la parole. Curieusement c’est le jour où cet embargo prend fin (le 2 novembre), que la plainte contre moi arrive. Je comprends que l’état congolais veut m’empêcher de parler ».
En bon citoyen, Jacky Ndala promet de répondre à cette plainte pour rentrer dans ses droits et que réparation soit faite. L’opposant congolais craint par ailleurs que cette affaire ne soit politisée : « même si l’état congolais n’est pas confiant en sa justice, moi j’ai confiance en cette justice, seulement je refuse que ce soit un procès politique ».
De poursuivre : « Je souhaite seulement que la justice soit faite et que le droit soit dit ».
Pour rappel, Jacky Ndala avait confirmé sa plainte pour viol contre Denise Mukendi, lundi 30 septembre dernier au parquet de grande instance de Kinshasa/Gombe. Ce dépôt était intervenu après plusieurs révélations concernant les abus qu’il aurait subi lors de sa détention à l’Agence nationale de renseignements (ANR) en 2021.
KM

