CONGO-B. Le Gouvernement et le PNUD main dans la main pour un secteur minier encadré et des artisans formalisés

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À Brazzaville les acteurs publics et privés du secteur minier et ceux des organisations de la société civile sont en atelier de renforcement des capacités. Une organisation du gouvernement congolais en connivence avec le Programme des Nations-Unies pour le Développement, PNUD pour l’intérêt général.

C’est un atelier qui se veut de donner des outils nécessaires aux praticiens du secteur minier c’est-à-dire les minéraux de développement : sable, gravier, argile, granites et autres pour leur essor certain. Ouvert le 9 octobre dernier, cet atelier dit de renforcement des capacités aura été une aubaine pour les artisans lesquels pour la plupart travaillent anarchiquement et souvent sans compétences au risque et péril de leur vie. À travers cette session riche d’enseignements, ils pourront migrer non seulement vers le formel mais également lever les difficultés d’accès au financement venant des bailleurs.

Au cours de cet atelier, ils ont été édifiés sur les techniques de montage des dossiers de demande de prêts auprès des bailleurs également de plan d’affaires banquable. C’est ainsi que le PNUD, partenaire clé du Gouvernement à travers son Conseiller Hollande NZIENDOLO, appelle les acteurs à se servir de ces enseignements pour l’épanouissement de leur activité.
<< Il n’est pas possible d’obtenir un financement auprès des banquiers sans avoir la maîtrise de cet instrument d’importance majeure permettant de communiquer une idée d’affaires pour la vendre au mieux. (…) Les acteurs opérant dans ce secteur ne sont pas formalisés et ne peuvent à cet effet lever des ressources nécessaires pour la modernisation ou la mécanisation de leurs activités en vue de l’amélioration des rendements et des revenus >>.

Visiblement, cette ambition éclairée du Gouvernement congolais de réglementer ce secteur s’avère cruciale pour la diversification de son économie tant souhaitée. Quitter le tout pétrole pour favoriser l’équilibre des finances publiques est possible avec les ressources extractives, qui constituent une principale activité des populations riveraines aux gisements. Leur commercialisation qui échappe au contrôle des pouvoirs publics ne l’arrange guère puisqu’elle ne contribue quasiment pas au Produit Intérieur Brut (PIB).

<< Le présent atelier s’est fixé comme objectif la mise à la disposition de toutes les parties prenantes, les éléments essentiels de gestion d’entreprise notamment sa structuration, le développement des business plan et ses résultats (…) Aussi une attention particulière est accordé au développement du secteur des mines solides, secteur susceptible d’accélérer à n’en point douter la concrétisation de la diversification de l’économie nationale. Au regard de leur potentialité, le secteur des minéraux de développement pourrait devenir un levier de croissance pourvoyeur d’importantes ressources financières de notre pays >>, a déclaré Urbain Fiacre OKO, Directeur Général des Mines.

Cet atelier vient en appoint de celui organisé en début de ce mois, visant la formalisation des entités minières nationales.

Cette vision qui s’inscrit dans le temps entre dans le cadre de la mise en œuvre du programme ACP-UE visant à développer l’exploitation des minéraux au Congo.

Drush NGOLLO, Correspondant à Brazzaville

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