L’opérateur Fikiri Kadoke Frédéric, plus connu sous le nom de « Beyi ya Goma », a trouvé la mort dans des circonstances tragiques après avoir été soumis à une série de coups de fouets à Karongo, un village en territoire de Kalehe, dans la province du Sud-Kivu.
Cet incident est attribuée aux Wazalendo, une faction du groupe armé État Peuple Libre du Congo (EPLC), sous le commandement de Musa Kangendo, autoproclamé colonel. Cette atrocité soulève des inquiétudes quant à la banalisation de telles pratiques dans la province, une tendance alarmante déjà observée à Minova, où un autre individu a également succombé à des sévices analogues.
Delphin Birimbi, président du Cadre de Concertation Territorial de la Société Civile de Kalehe (CCTSC), a condamné cet acte inqualifiable et appelé la justice militaire du Sud-Kivu à réagir avec une rigueur exemplaire contre les auteurs de ces exactions inhumaines.
La société civile, par la voix de son président, exhorte également les autorités à prendre des mesures immédiates pour empêcher la normalisation de telles violations des droits humains. La région, déjà affligée par des conflits armés récurrents et des catastrophes naturelles, ne saurait endurer davantage d’injustices de cette nature qui sapent les fondements mêmes de la cohésion sociale et de l’état de droit.
Emmanuel NDJADI Pascal

