La ville de Kindu, capitale de la province du Maniema, est secouée par un mécontentement généralisé contre certains opérateurs de télécommunications. Face aux services de plus en plus défaillants, les habitants de la province ont lancé un cri de détresse devant le reporter de Kinpressactu.cd, demandant le départ de ces entreprises qui, selon eux, ne répondent plus aux besoins de la population, surtout dans un contexte socio-économique déjà difficile.
Depuis plusieurs mois, les coupures fréquentes de réseau, la lenteur des connexions Internet et l’impossibilité d’envoyer des SMS affectent le quotidien des Kindusiens. « C’est devenu insupportable ! Je ne peux même pas passer un appel WhatsApp sans que ça coupe », s’indigne Jean-Claude Mboko, un commerçant local. « Nous avons besoin de la téléphonie pour travailler, et ces entreprises ne nous apportent rien, si ce n’est des ennuis. »
Face à cette situation, une pétition circulant dans les rues et les réseaux sociaux de Kindu a recueilli des milliers de signatures, réclamant une intervention des autorités locales et une prise de conscience de la société civile. Les signataires demandent non seulement des comptes aux opérateurs, mais également une éventuelle résiliation de leurs contrats, qu’ils jugent désormais inutiles. « Les services offerts par ces opérateurs sont indignes. Quand la vie est déjà difficile pour nous, nous ne pouvons pas nous permettre de payer pour un service qui ne fonctionne pas », explique Émilie Kambale, une enseignante de la ville.
Les organisations de la société civile se sont également saisies de la question. Selon plusieurs responsables, il est temps que les autorités interviennent pour protéger les consommateurs et établir un cadre de réglementation plus rigoureux. « Il est urgent d’agir. La population ne peut pas continuer à subir l’inaction des autorités face à ces abus », a déclaré un fervent défenseur des droits des consommateurs.
Des sources nous rapportent qu’une réunion est prévue entre les représentants de la société civile, des autorités locales et des opérateurs de télécommunications pour discuter de la situation.
Emmanuel NDJADI Pascal

