MANIEMA : Grève des conducteurs de taxi-motos à Kindu pour dénoncer une taxe

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Les conducteurs de taxi-motos de la ville de Kindu ont initié ce lundi 30 septembre 2024 une grève sèche en réponse à l’imposition d’une taxe conventionnelle de 1500 FC par le gouvernement provincial du Maniema. Cette décision, jugée unilatérale par les motards, suscite des tensions croissantes au sein de la communauté.

« Cette taxe a été instaurée sans consultation ni dialogue avec nous, les acteurs du secteur », a déclaré Jean-Claude, un motard de longue date. « Nous sommes prêts à payer des taxes, mais cela doit être fait dans un cadre de transparence et d’équité. »

Sur le terrain, les conséquences de cette grève sont déjà palpables. Les élèves et les fonctionnaires peinent à se rendre à leurs établissements respectifs. « J’ai mis plus d’une heure pour trouver un moyen de transport ce matin », témoigne une élève de l’école secondaire de Kindu. « C’est inacceptable, surtout que nous avons des cours importants à suivre. »

Les passagers, eux aussi, expriment leur frustration. « La ville est bloquée, et les taxis-motos sont notre principal moyen de transport », souligne un passant rencontré sur la route asphaltée de Tokolote. « Si cette grève continue, cela va sérieusement perturber nos activités quotidiennes. »

Les conducteurs des taxi-motos exigent une rencontre avec les autorités provinciales pour discuter de leurs préoccupations. « Nous ne sommes pas contre le paiement de taxes, mais nous voulons que cela se fasse de manière juste et concertée », insiste Jean-Claude.

Alors que la grève se poursuit, les regards se tournent vers le gouvernement provincial pour une éventuelle médiation. La situation à Kindu reste tendue, et les conséquences de ce mouvement de protestation pourraient avoir des répercussions durables sur la vie quotidienne des habitants.

Emmanuel NDJADI Pascal

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