Maniema/ESU : Critiques sur l’Organisation Administrative de l’Université Mapon par Crispin Muyololo du BIDH

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L’Université Mapon, institution privée agréée, a célébré mardi dernier, la collation de grades académiques de ses premiers lauréats dans son amphithéâtre. Cette cérémonie marquante a vu la remise de diplômes à 31 étudiants, issus de divers domaines tels que le génie électronique, le génie informatique et le génie des mines.

Cependant, cet événement solennel a été assombri par les critiques acerbes du coordonnateur du Bureau des inspecteurs des droits de l’homme (BIDH), Crispin Muyololo ce jeudi 26 septembre. Ce dernier a dénoncé avec véhémence l’organisation administrative de l’Université Mapon, soulignant l’inadéquation d’une institution de cette envergure à opérer sans un comité de gestion complet. « Il est incompréhensible qu’une université de renommée internationale puisse fonctionner sans une structure administrative adéquate », a-t-il déclaré.

Il a fait référence au vade-mecum, document fondateur qui définit les attributions des organes d’une institution académique, en insistant sur le fait que l’Université Mapon ne respecte pas ses préceptes. Il a cité plus précisément le chapitre premier, pages 12 à 24, pour illustrer ses propos : « Les attributions des organes doivent être clairement définies et respectées pour assurer le bon fonctionnement de l’institution».

L’activiste des droits de l’homme a interpellé le professeur Augustin Matata Ponyo Mapon, président du conseil d’administration de la fondation Mapon et promoteur de cette alma mater, à se renseigner sur les pratiques des autres universités de la République Démocratique du Congo. « Il est impératif d’apprendre des meilleures pratiques pour garantir une éducation de qualité », a-t-il insisté.

Gérard Kisyangumbu, un fils du Maniema, a également exprimé son indignation face à la situation. « Dans quelle université au monde peut-on trouver une institution sans administrateur du budget et sans doyens de facultés ? Cela semble irréel », a-t-il avancé, remettant en question la viabilité d’une telle structure.

Par ses critiques, Crispin Muyololo voudrait indiquer que le professeur Matata souhaite maximiser les profits tout en minimisant les dépenses, évitant ainsi l’engagement du personnel administratif nécessaire au bon fonctionnement de l’institution. « Matata veut trop gagner sans beaucoup perdre », a-t-il conclu sur un ton accusateur.

Cette situation soulève des questions cruciales sur la gouvernance et la qualité de l’enseignement supérieur à l’Université Mapon, mettant en exergue l’urgence d’une réforme structurelle pour assurer l’avenir de ses étudiants.

Emmanuel NDJADI Pascal

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