Le Collectif des Femmes Journalistes (CFJ) et le Réseau des Journalistes d’Investigation (REJI) ont déposé une note de plaidoyer à la Cour Militaire de l’Ituri. Cette démarche marque une étape décisive dans leur engagement pour la défense des droits des journalistes et s’inscrit dans un contexte préoccupant, où la sécurité des professionnels de l’information est souvent compromise.
Heritier Ramazani, un des points focaux de CFJ et REJI en Ituri, a affirmé que cette note visait principalement à inciter la justice militaire à accélérer le traitement des affaires concernant le meurtre tragique du journaliste Fidèle à Irumu et l’agression de son confrère Serge Karba, correspondant de la RTNC Ituri.
« Nos échanges ont tourné autour des dossiers de nos confrères, Serge Karba qui a été agressé par les ‘Ulor’, et le dossier de Fidèle, tué par un militaire dans le territoire d’Irumu. Ensemble avec notre avocat, nous avons discuté avec ces deux autorités judiciaires, qui nous ont rassurés que les dossiers évoluent très bien malgré les retards observés », a-t-il déclaré ce mercredi en échange avec kinpressactu.cd
Il a en outre souligné que le retard dans le traitement de ces affaires est principalement dû à la surcharge de dossiers dont doit s’occuper la Cour Militaire. Cependant, l’espoir demeure. « L’objectif était que nos confrères soient remis dans leurs droits », a-t-il ajouté, insistant sur l’importance de rétablir la justice pour les victimes et leurs familles.
Ce plaidoyer s’inscrit dans un cadre plus large de défense des droits des journalistes, un sujet qui préoccupe de plus en plus le CFJ et le REJI. Ces organisations ne cessent d’intervenir sur le plan juridique pour garantir la protection des journalistes, souvent exposés à des situations de danger et de violence en raison de leur métier.
La mobilisation du CFJ et du REJI pour la justice en Ituri illustre la nécessité d’une vigilance constante face aux atteintes aux droits des journalistes. Leurs actions témoignent d’une détermination inébranlable à défendre la liberté d’expression et à assurer que ceux qui œuvrent pour l’information puissent le faire en toute sécurité.
Emmanuel NDJADI Pascal

