Dans un climat d’indignation palpable, la communauté des personnes vivant avec handicap (PVH) du Sud-Kivu a exprimé son mécontentement face aux nominations gouvernementales jugées non inclusives. Ce cri de cœur a été lancé lors d’une déclaration officielle.
Les PVH dénoncent une discrimination systématique qui va à l’encontre des valeurs prônées par la Constitution de la République Démocratique du Congo. Dans ses propos, Fabien Boroto Murhula, chef de délégation a affirmé : “Nous vivons une exclusion qui ne peut plus être tolérée. Les récentes nominations ne reflètent pas la diversité de notre société et ignorent notre poids démographique de 13,7 %”.
La communauté a adressé un appel direct au Gouverneur Jean-Jacques Purusi, lui demandant de réviser ses décisions. Parmi les recommandations formulées, il lui est demandé de s’inscrire dans la vision du Président Félix Tshisekedi, qui a toujours défendu les droits des personnes vivant avec handicap.
Les PVH exigent également une représentation minimale de 5 % dans les institutions publiques et 3% dans le secteur privé, conformément à la loi organique 022/003.
“Ces chiffres ne sont pas simplement des statistiques, mais des droits fondamentaux qui doivent être respectés,” a ajouté Boroto Murhula.
Pour renforcer leur message, cette communauté a rappelé les normes juridiques qui protègent leurs droits, y compris les Conventions des Nations Unies sur les droits des personnes vivant avec handicap. “Nous ne sommes pas seuls dans cette lutte; les lois sont de notre côté,” a déclaré un autre représentant de la communauté.
Face à l’inaction potentielle, les membres de la communauté PVH ont promis de mener des actions de grande envergure pour obtenir reconnaissance et dignité, a averti Boroto Murhula.
Par ailleurs, na communauté des PVH du Sud-Kivu appelle à une prise de conscience collective et à une véritable inclusion socio-politique. Leur lutte, marquée par des revendications justes et légitimes, est un appel à l’action pour tous ceux qui croient en une société plus équitable.
Dans l’attente de réponses concrètes de la part des autorités, la communauté reste déterminée à faire entendre sa voix.
Emmanuel NDJADI Pascal

