La ville de Goma, déjà en proie à une insécurité grandissante, a été secouée une fois encore ce lundi 23 septembre, par la découverte tragique du corps sans vie de Kangi Ngoyi, la fillette de six ans disparue depuis samedi.
Son corps a été retrouvé devant son domicile dans le quartier Virunga, avenue des Aviateurs, suscitant l’indignation et l’émoi au sein de la communauté.
Kangi, fille du chef d’avenue portant le même nom, a disparu dans un contexte où la peur s’installe progressivement dans les rues de la ville. Selon des témoins, des individus non identifiés sont suspectés d’avoir jeté son corps, laissant la population dans un état de choc et d’inquiétude.
La situation sécuritaire à Goma s’est détériorée ces dernières années. Les patrouilles mixtes de la police nationale et des Forces armées de la République démocratique du Congo semblent insuffisantes face à la montée des violences. Les cas d’enlèvements, de vols et d’agressions se multiplient, alimentant un sentiment d’impunité chez les criminels.
Des organisations locales de droits de l’homme dénoncent le manque de moyens et de formation des forces de sécurité, qui peinent à assurer la protection des citoyens. « Nous avons besoin de mesures concrètes pour renforcer la sécurité dans notre ville. Les familles vivent dans la peur constante », déclare un représentant d’une ONG locale qui a requis l’anonymat.
En réponse à ce climat de terreur, les autorités locales ont promis une enquête approfondie sur la disparition de Kangi Ngoyi. Le gouverneur de la province a exprimé ses condoléances à la famille et a assuré que tout serait mis en œuvre pour retrouver les responsables de cet acte odieux. Cependant, beaucoup se demandent si ces promesses se traduiront par des actions concrètes.
La communauté de Virunga est en deuil. Les voisins de Kangi Hélène se rassemblent pour pleurer la perte de cette petite fille, symbole de l’innocence sacrifiée sur l’autel de la violence.
« C’est une tragédie qui nous touche tous. Nous devons nous unir pour réclamer la paix et la sécurité », a déclaré une habitante du quartier, les larmes aux yeux.
Les habitants appellent à une vigilance accrue et à la mise en place de solutions durables pour garantir la sécurité des enfants et des familles. « Nous ne pouvons plus vivre dans la peur. Il faut agir maintenant », conclut un proche de la famille Ngoyi.
Alors que les forces de sécurité peinent à restaurer la confiance de la population, il est essentiel que des actions immédiates soient entreprises pour prévenir de telles tragédies dans l’avenir. La sécurité des citoyens devrait devenir une priorité pour les autorités, afin que des drames comme celui-ci ne se reproduisent plus.
Emmanuel NDJADI Pascal

