Sud-kivu : Deux corps sans vies découverts à Bukavu après une forte pluie

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Ce samedi 21 septembre 2024, la quiétude matinale de Bukavu a été brutalement troublée par la découverte de deux corps sans vie, l’un au rond-point Carrefour et l’autre à Elo Nyamugo, dans la commune de Kadutu. Cette nouvelle macabre a été confirmée par le noyau de la société civile de Nkafu, qui s’illustre une fois de plus en tant que garant de la vigilance face aux tragédies qui frappent la province du Sud-Kivu. Les victimes, toutes deux de sexe féminin, ont succombé à la furie des intempéries, emportées par les eaux de pluie déchaînées qui ont assailli la ville la nuit de vendredi à samedi.

La pluie du vendredi 20 septembre, d’une intensité remarquable, a eu des conséquences dramatiques sur cette ville où l’urbanisation anarchique et l’ignorance des principes fondamentaux d’hydrologie urbaine exacerbent les dangers environnementaux.
Les corps des deux victimes, retrouvés sous des décombres, témoignent non seulement de la fatalité qui s’abat souvent sur les plus vulnérables lorsque la nature se déchaîne, mais également d’un système d’évacuation des eaux pluviales déficient. Ils ont été extraits des débris et transférés à la morgue de l’Hôpital provincial général de référence de Bukavu (HPGRB), mettant en exergue le désastre qui hante les quartiers de cette ville.

Il est primordial de rappeler que les saisons pluvieuses apportent leur lot de désastres à Bukavu, où les éboulements et les pertes en vies humaines sont des réalités récurrentes. La société civile, consciente de la nécessité d’un changement urgent, adresse un appel pressant à la population. Cet appel s’inscrit dans une démarche proactive, exhortant les citoyens à s’engager dans le débouchage des caniveaux, au risque de voir la répétition tragique de tels événements. À l’heure où les craintes s’installent, il devient impératif d’envisager une réévaluation de l’infrastructure urbaine et un assainissement collectif des voies d’évacuation des eaux pluviales.

La sagesse populaire congolaise rappelle que « prévenir vaut mieux que guérir ». Il semble donc opportun que les autorités locales prennent la mesure de la catastrophe imminente et s’engagent dans une réflexion concertée sur la gestion des eaux pluviales. Seule une action collective et concertée pourrait éradiquer ce fléau récurrent et garantir la sécurité des habitants de Bukavu, désormais en proie à une vulnérabilité accrue. La nécessité d’un changement passe par la sensibilisation et l’engagement adapté des acteurs de la ville, afin que les larmes versées aujourd’hui ne soient plus qu’un souvenir lointain.

Emmanuel NDJADI Pascal

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