Face à un contexte de tensions croissantes et d’insécurité persistante, la Véranda Mutsanga Goma a exprimé ce jeudi 19 septembre 2024 sa profonde préoccupation quant à la situation sécuritaire de la ville. Après plusieurs enquêtes diligentées, il résulte que la majorité des actes criminels qui perturbent la tranquillité des habitants de Goma trouvent leurs racines à proximité du camp militaire de Katindo, stratégiquement implanté en plein cœur de la ville.
Blaise Sikuzote, activiste révolutionnaire et porte-parole de la Véranda Mutsanga, a dénoncé avec véhémence la présence de ce camp, le qualifiant de « menace latente » pour la population. Il a déclaré : « Tous les bandits nocturnes ont comme base arrière le camp Katindo. C’est pourquoi tous les quartiers comme Mabanga Nord, Sud et Kasika qui entourent ce camp sont victimes de cette barbarie. »
Sikuzote s’est adressé directement au gouverneur militaire du Nord-Kivu, Peter Chirumwami, en l’exhortant à user de son influence pour convaincre le ministre de la Défense afin de procéder à la délocalisation du camp militaire. « Nous ne pouvons pas laisser cette situation perdurer. La sécurité de notre peuple est en jeu », a-t-il souligné avec insistance devant les journalistes.
Il appelle à une solution durable pour garantir la sécurité des citoyens de Goma qui s’inscrit dans un besoin urgent d’assainir l’environnement urbain. La Véranda Mutsanga Goma appelle ainsi les autorités à prendre des mesures concrètes et immédiates pour protéger les habitants de cette partie du pays des dangers qui les guettent.
La ville de Goma continue à faire face à des défis sécuritaires majeurs, la voix de la Véranda Mutsanga résonne comme un cri de ralliement pour ceux qui aspirent à un avenir pacifique et sécurisé. La question de la délocalisation du camp militaire de Katindo est désormais sur la table, et les citoyens de Goma attendent des réponses claires et des actions déterminées de la part de leurs dirigeants.
Emmanuel NDJADI pascal

