Après une période de neuf mois sans rémunération, les employés de l’Observatoire Volcanologique de Goma (OVG) ont décidé de déclencher une grève illimitée, dénonçant des conditions de travail perçues comme « insoutenables ». Cette mobilisation, qui s’est matérialisée par l’affichage d’un tableau devant leurs bureaux, marque un tournant alarmant dans la gestion des risques volcaniques dans la province.
Les grévistes, réunis en assemblée, ont unanimement décidé de cesser toute activité jusqu’à la régularisation de leurs salaires. « Il est devenu impossible de continuer à surveiller le volcan Nyiragongo dans de telles conditions », a déclaré un porte-parole des employés, soulignant l’urgence d’une intervention des autorités compétentes.
Cette grève ne se limite pas à un simple conflit salarial ; elle soulève des inquiétudes majeures concernant la sécurité des habitants vivant à proximité du Nyiragongo, l’un des volcans les plus actifs et dangereux de la République Démocratique du Congo.
L’absence de surveillance adéquate pourrait avoir des conséquences catastrophiques, en particulier en cas d’éruption. « Nous dépendons des alertes fournies par l’OVG pour nous préparer à d’éventuelles crises. Aujourd’hui, nous nous retrouvons dans une situation d’incertitude », a exprimé un résident de Goma, visiblement préoccupé par la situation actuelle.
Les travailleurs de l’OVG ont lancé un appel pressant aux autorités, exigeant des mesures concrètes pour garantir la régularisation de leurs salaires et la continuité des activités essentielles de surveillance volcanique.
« Nous demandons une réaction rapide et efficace pour résoudre cette crise », a ajouté un employé, illustrant le climat d’urgence qui prévaut parmi les grévistes.
À l’heure actuelle, les autorités locales n’ont pas encore fourni de réponse officielle à cette situation préoccupante. La pression monte pour que des solutions soient apportées dans les plus brefs délais, les prochains jours étant cruciaux pour la sécurité des habitants de Goma et des environs. « Nous attendons des réponses claires et des mesures efficaces pour remédier à cette crise sans précédent », a conclu un leader communautaire.
Cette grève met en lumière une crise structurelle au sein des institutions chargées de la gestion des risques volcaniques en République Démocratique du Congo, avec des implications potentiellement durables sur la sécurité des populations et la gestion des catastrophes. Les autorités et les responsables sont désormais dans l’obligation d’agir rapidement pour éviter une escalade de la crise et protéger les communautés vulnérables.
Emmanuel NDJADI pascal

