Ce jeudi 12 septembre, la colline de Ndumba, située à proximité de Bweremana dans la chefferie des Bahunde, a été le théâtre d’affrontements d’une violence inouïe, témoignant une fois de plus de l’instabilité chronique qui frappe la région du Nord-Kivu. Dès les premières lueurs de l’aube, des détonations assourdissantes ont résonné dans le paysage, marquant le début d’une journée tragique pour les habitants.
Les premières informations, émanant de sources locales dignes de foi, indiquent que les hostilités ont éclaté aux alentours de 5 heures du matin. Les rebelles du Mouvement du 23 mars (M23), soutenus par des éléments des Forces rwandaises de défense (RDF), ont entrepris une offensive audacieuse visant à s’emparer des positions stratégiques des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). Cette attaque initiale a suscité une riposte immédiate et déterminée des forces loyalistes, transformant rapidement le secteur en un véritable champ de bataille. Après une brève accalmie, les hostilités ont repris avec une intensité redoublée aux alentours de 8 heures locales, plongeant la région dans le chaos.
À Bweremana, localité adjacente et affectée par ces violences, plusieurs établissements scolaires ont décidé de suspendre leurs activités par mesure de précaution, mettant en lumière les répercussions directes de cette escalade sur le quotidien des populations locales.
La peur et l’incertitude règnent désormais parmi les habitants, pris en étau entre les feux croisés des belligérants.
Cette nouvelle flambée d’affrontements arrive dans un contexte déjà tumultueux, où le territoire de Masisi est régulièrement secoué par les attaques des rebelles du M23 et de leurs alliés. Ce dernier épisode de violence survient malgré le cessez-le-feu officiellement ratifié le 4 août dernier entre la République démocratique du Congo et le Rwanda, mettant en exergue la fragilité des accords de paix dans cette région tourmentée.
Kinpressactu.cd demeure vigilant et suit de près l’évolution de cette situation alarmante. Nos lecteurs seront tenus informés au fur et à mesure que de nouvelles données seront disponibles, alors que la communauté internationale reste en attente d’une résolution durable à cette crise humanitaire persistante.
Emmanuel NDJADI pascal

